Long de 12 kilomètres, le parcours proposé par l’association Alouane Bladi en partenariat avec l’Institut français de Casablanca a permis aux participants de retracer l’histoire singulière du street art de la ville blanche, qui l’a transformée en un véritable musée à ciel ouvert.
Premier arrêt symbolique : le mur d’expression libre de Roudani, installé sur l’une des façades du siège d’Alsa. Fin 2022, Alouane Bladi a inauguré ce premier mur à Casablanca, offrant aux artistes un espace de création sans contraintes. Une initiative rare dans la ville, et une grande fierté pour Thamud Mellouk, fondateur de l’association et artisan du projet.

L’un des objectifs fondamentaux de l’association est justement de défendre la pratique du street art, tout en trouvant des lieux propices à sa diffusion et à la création d’une véritable émulation artistique.

Grâce à un partenariat avec Casabus, les artistes peuvent également bénéficier de matériel de peinture, souvent coûteux et difficile d’accès. “Dès qu’un artiste souhaite peindre, il n’a qu’à nous contacter sur Instagram. On lui réserve un mur, on lui fournit la peinture”, explique Thamud Mellouk. Plusieurs artistes, marocains et français, ont déjà profité de cette initiative, à l’image de Brams, Musty ou Caligr.
Le festival Casa Mouja 2019, un tournant
La visite se poursuit par la découverte de fresques majeures réalisées lors de la troisième édition du festival Casa Mouja en 2019. Cette année-là, Alouane Bladi s’est vu confier la direction artistique de l’événement, avec pour objectif de produire 21 fresques géantes en seulement un mois et demi, réparties dans plusieurs quartiers de la ville, notamment près du stade Mohammed V et du skatepark de la place Nevada, non loin du parc de la Ligue arabe.
