Foire 1-54 : Marrakech en pleine ébullition artistique

L’organisation, du 30 janvier au 2 février, de la 6e édition de la Foire d’art contemporain africain 1-54 à Marrakech confirme, une fois de plus, le dynamisme culturel de la ville ocre, qui se fraie doucement mais sûrement une place sur le marché mondial de l’art contemporain. Reportage.

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Un des stands de galeries exposant à la foire. Crédit: Mohamed Lakhdar

C’est dans un froid glacial peu habituel pour Marrakech que la Foire 1-54 a ouvert ses portes, jeudi 30 janvier, dans l’emblématique hôtel La Mamounia et dans l’espace d’art DaDa, près de la non moins emblématique place Jemaa El-Fna. Deux salles, deux ambiances, mais une seule ambition : montrer pendant quatre jours aux amateurs d’art, aux médias, au grand public et, surtout, aux collectionneurs, une sélection de ce qui se fait de mieux sur le continent africain en matière d’art contemporain.

Plus de 30 exposants issus de quatorze pays, dont quatorze galeries africaines, parmi lesquelles dix sont basées au Maroc, ont participé à la foire.Crédit: Mohamed Lakhdar

Pour cette 6e édition marrakchie de la foire lancée il y a plus de douze ans, initialement à Londres et à New York, la fondatrice de l’événement, Touria El Glaoui, fille du peintre Hassan El Glaoui, a vu les choses en grand. Plus de 30 exposants issus de quatorze pays, dont quatorze galeries africaines, parmi lesquelles dix sont basées au Maroc, participent à la foire — certaines pour la première fois. “À chaque fois qu’une foire a lieu dans un pays, il est normal de représenter les artistes du pays en question. Il y a un besoin d’engagement envers la communauté des galeries locales”, nous explique la fondatrice de la foire.

Touria El Glaoui à l’ouverture de la Foire 1-54 à La Mamounia, le 30 janvier 2025.Crédit: Mohamed Lakhdar

Des galeries de Milan, Tokyo, Abidjan, Bruxelles, Koweït City, Sidi Bou Saïd, Stockholm, Dakar, Accra, Paris ou Londres ont ainsi fait le déplacement pour cette grand-messe de l’art contemporain africain, aux côtés de galeries de Casablanca, Rabat, Marrakech ou Tanger, dans l’espoir de repartir avec moins d’œuvres dans leurs bagages, et avec des chèques en plus.

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