Mort de Meriem : il n'y a qu'un seul coupable

Par Fatym Layachi

Toi, a priori, tu as plutôt une vie sans trop de pression et sans trop de drame. Tes grands dilemmes sont des tiraillements entre des couleurs de vernis à ongles, des choix de destinations de weekend ou encore des hésitations entre chablis et chardonnay. Bref, on ne peut pas dire que tu sois particulièrement sous pression. Consciente de tes privilèges et certainement pas prête à y renoncer, tu n’en es pas pour autant complètement insensible au monde qui t’entoure. Tu es certes assez souvent légèrement tipsy, mais pas anesthésiée pour autant. Bien au contraire. Et vu que tu ne subis pas les injustices, elles te révoltent encore plus. Et en ce moment, tu es absolument hors de toi. Tu as envie de hurler et de pleurer. Un fait divers tragique et sordide te révolte et te rend tellement triste. Dans la nuit du 6 au 7 septembre, dans la ville de Boumia, une gamine de 14 ans est morte pendant qu’elle subissait un avortement clandestin. Cette gamine s’appelait Meriem. Elle a été violée, est tombée enceinte de son violeur et…

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