S’étendre dans le monde rural, la fausse bonne idée des écoles privées

Des mesures pour inciter des écoles privées à s'implanter dans les zones rurales. C'est ce que demande l’Alliance de l’enseignement privé au Maroc (AEPM), qui s'est réunie le week-end dernier à Marrakech. Des établissements privés qui viendraient pallier les insuffisances de l'école publique dans des régions souvent très pauvres ? Une solution qui pose de nombreux problèmes...

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Une élève apprend à lire dans école à Sidi Ali, en 2006. Crédit: Abdelhak Senna / AFP

Le patronat des écoles privées lorgne les zones rurales. A l’issue de son 8e Congrès national, le week-end du 28 et 29 mai à Marrakech, l’Alliance de l’enseignement privé au Maroc (AEPM) a appelé à “l’élaboration d’une charte d’investissement dans le domaine de l’éducation en milieu rural”. Le secteur privé investirait dans les campagnes en contrepartie de “mesures incitatrices” et autres “garanties de succès”… Très contestés durant la crise du Covid, les patrons des établissements privés ont obligé les parents à payer les frais de scolarité alors que les écolées étaient fermées, et sans forcément offrir un enseignement à distance de qualité aux élèves. Ils expriment désormais leur volonté de contribuer à réduire les disparités territoriales dans le secteur de l’éducation, un des piliers…

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