Youssef Chraïbi : “Le Maroc a perdu la bataille des prix il y a 10 ans, mais reste la première destination de l’offshore francophone”

Le PDG du groupe Outsourcia et président de la Fédération marocaine de l’externalisation des services estime que l’internationalisation, choisie et non subie, représente paradoxalement la seule option stratégique pour maintenir la prospérité de la filière et continuer à créer des emplois au Maroc.

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“Contrairement à l’industrie, nous réfléchissons plutôt en termes de valeur générée plutôt qu’en termes de coûts”, assure Youssef Chraïbi. Crédit: DR

Comment voyez-vous la dynamique d’internationalisation des entreprises marocaines d’outsourcing ?

C’est un mouvement salutaire qui nous permet de maintenir notre compétitivité en proposant des solutions mixant plusieurs destinations, dont le Maroc. Ce dernier n’étant plus considéré depuis longtemps comme une destination low-cost, mais plutôt une destination nearshore (de proximité, ndlr) avec un niveau d’expertise élevé. Surtout, l’internationalisation et le développement de certaines destinations en Afrique subsaharienne va se poursuivre, avec ou sans nous. Il vaut donc mieux faire partie des initiateurs et accompagnateurs de ce mouvement en investissant nous-mêmes à l’étranger, plutôt que de le subir et ainsi prendre le risque de perdre des marchés, y compris au Maroc.

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Cette situation s’est présentée en France, par exemple, il y a vingt ans. Les entreprises qui ont suivi le mouvement en délocalisant une partie de leurs activités…

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