Neila Tazi : “Il aura fallu 10 ans et quelques coups de gueule pour inscrire l’art des Gnaoua à l’Unesco”

L’association Yerma Gnaoua pour la préservation et la sauvegarde du patrimoine gnaoui a célébré, le 20 novembre, l’inscription des Gnaoua au patrimoine culturel et immatériel de l’Unesco. L’occasion de questionner la présidente de l’association, Neila Tazi, également à la tête de la Fédération des industries culturelles et créatives (FICC) sur les enjeux de cette reconnaissance et sur les défis du secteur de la culture.

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Neila Tazi, présidente de l'association Yerma Gnaoua et de la Fédération des industries culturelles et créatives (FICC), en 2021. Crédit: DR

TelQuel : L’art des Gnaoua est reconnu depuis 2019 comme étant un patrimoine immatériel culturel de l’humanité. Combien de temps a pris la procédure pour obtenir cette inscription ?

Neila Tazi : Dès le premier Festival Gnaoua et musiques du monde en 1998, le public a manifesté son adhésion qui s’est confirmée d’année en année, à la fois au niveau national et international. On a très vite saisi la profondeur et la portée de cette tradition culturelle et musicale. Au fur et à mesure des éditions du festival, de son succès croissant et de la disparition de grands maâlems, nous avons senti la nécessité de sauvegarder cette tradition orale. Nous avons donc créé en 2009 l’association Yerma Gnaoua pour la…

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