Jared Kushner à Jérusalem pour le lancement d’un lobby pro-normalisation avec Israël

Jared Kushner, le gendre et ancien conseiller de l’ex-président américain Donald Trump, a participé le 11 octobre à Jérusalem au lancement d’un groupe d’influence au Parlement israélien en faveur d’un élargissement des “accords d’Abraham”, qui ont vu plusieurs pays arabes normaliser leurs relations avec Israël.

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le chef de l'opposition israélienne et ex-premier ministre Benjamin Netanyahu, l'homme d'affaires américain et ancien conseiller présidentiel de l'administration Trump Jared Kushner, la fille et conseiller principal de l'ancienne présidente américaine Ivanka Trump, et Sara Netanyahu, épouse de Benjamin Netanyahu, à la Knesset, le parlement israélien, à Jérusalem le 11 octobre 2021. Crédit: Ahmad GHARABLI/AFP

Les Émirats arabes unis, Bahreïn, le Soudan et le Maroc ont normalisé en 2020 leurs relations avec Israël, sous l’impulsion de l’ex-président américain Donald Trump et de son gendre Jared Kushner, architecte de cette stratégie.

Jared Kushner, accompagné de son épouse Ivanka Trump, a affirmé lors du lancement du lobby à la Knesset que les accords de normalisation, dits d’Abraham, avaient créé “un nouveau modèle” dans la région qui pourrait avoir “beaucoup de conséquences différentes” en fonction de ce que décideront les dirigeants.

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Ces accords signés par l’ancien Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, présent à la cérémonie le lundi 12 octobre, avaient été approuvés par l’actuelle coalition israélienne au pouvoir, alors dans l’opposition. Ils avaient été dénoncés par les Palestiniens comme une trahison, la résolution du conflit israélo-palestinien étant longtemps restée une condition à toute normalisation des relations des pays arabes avec l’État hébreu.

“Élargir le cercle des pays signataires”

La semaine prochaine, le secrétaire d’État américain Antony Blinken doit rencontrer son homologue israélien Yaïr Lapid à Washington avec le chef de la diplomatie émiratie Abdullah bin Zayed pour évoquer “les progrès effectués” depuis la signature des accords.

Yaïr Lapid a déjà déclaré vouloir “élargir le cercle des pays signataires des accords d’Abraham” lors de sa prochaine visite aux États-Unis, tandis que des médias israéliens avaient rapporté que des responsables de l’État hébreu déploraient que la nouvelle administration américaine soit moins engagée à élargir ces accords que sous Donald Trump.

Par ailleurs, plusieurs anciens hauts responsables de l’administration Trump, dont l’ancien secrétaire d’État Mike Pompeo et l’ancien secrétaire au Trésor Steven Mnuchin, étaient lundi à Jérusalem pour l’inauguration par l’ancien ambassadeur américain en Israël David Friedman de son “Centre pour la paix”.

L’ambassadeur des États-Unis en Israël David Friedman et le secrétaire d’État américain Mike Pompeo au Musée de la tolérance à Jérusalem, pour l’inauguration du “Centre pour la paix”, le 11 octobre 2021.Crédit: Menahem Kahana / AFP

Le président de la FIFA Gianni Infantino, également présent, a vanté les mérites du football comme force d’union dans le monde puis a souligné qu’il fallait “agir pour faire la paix et qu’elle se réalise”.

Pour cela, nous devons parler de la région, nous devons parler de la Palestine, ça doit faire partie de la solution” a déclaré le patron du football mondial.

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