Liberté de la presse : cet “Infiraj” dont le Maroc a besoin

Par Réda Dalil

L’ex-rédacteur en chef du défunt quotidien arabophone Akhbar Al Yaoum, le journaliste Soulaimane Raissouni, en détention préventive pendant un procès-fleuve, a été condamné à cinq ans de prison ferme pour “agression sexuelle”. Le journaliste et militant des droits de l’homme Omar Radi est, lui, toujours jugé pour “viol” et “atteinte à la sûreté de l’Etat”. En tant que journalistes, nous oscillons entre un premier réflexe de solidarité sans ambiguïté avec des confrères et l’objectivité nécessaire à une analyse honnête. Dans ce type d’affaires, présomption d’innocence et respect des présumées victimes demeurent deux principes cardinaux. Le Parquet assure, via un communiqué, que la justice a  “rempli toutes les conditions d’un procès équitable” pour Soulaimane Raissouni (en grève de la faim depuis plus de trois mois), lequel serait “poursuivi pour des délits qui n’ont rien à voir avec son travail journalistique”. Que Soulaimane Raissouni soit coupable ou pas, son procès a été marqué par des vices de forme relevés par les avocats de la défense et des ONG. Il faut dire que, ces dernières années, une chape de plomb s’est…

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