Les Libanais, saignés par une oligarchie politico-financière

Face à la crise économique et financière qui s’aggrave de jour en jour, les Libanais ne contiennent plus leur colère. L’une des dernières asphyxies en date : la pénurie de médicaments. 

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Des manifestants brûlent des pneus pour bloquer la place des Martyrs au centre de la capitale libanaise Beyrouth le 26 juin 2021. Crédit: ANWAR AMRO / AFP

Comme si les manques d’électricité, de gaz et de pétrole ne suffisaient pas, la liste des pénuries s’allonge encore au Liban. “Cette semaine, il y a une pénurie de médicaments dans le pays. Ça sera quoi la semaine prochaine ?, s’inquiète Karim Bitar, directeur du département de sciences politiques de l’université Saint-Joseph de Beyrouth. Au pays du Cèdre, la crise ne cesse d’asphyxier la population. Au point que les hôpitaux privés les plus réputés du pays, comme l’Hôtel-Dieu de Beyrouth, ne peuvent plus accueillir de nouveaux patients. Faute d’électricité, de gaz et de médicaments suffisants pour soigner correctement les patients.  Le secteur médical est loin d’être le seul affecté par la crise économique et financière qui gangrène le Liban, comme une tumeur se disséminant partout dans le pays. Depuis quelques semaines déjà, la population subit des pénuries de carburant, qui mettent à mal le quotidien des Libanais. Les…

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