Pharmacovigilance : comment le Maroc scrute les effets indésirables des vaccins anti-Covid

Partenaire privilégié du ministère de la Santé, le Centre anti-poison et de pharmacovigilance et ses relais régionaux sont à l’avant-garde de la détection des effets indésirables des produits de santé, notamment des vaccins à l’occasion de la campagne de vaccination anti-Covid. Un maillage territorial qui offre au Maroc une certaine souveraineté sur les choix en matière de santé.

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Vaccination à domicile pour les personnes en difficulté, dans la région de Rabat, en mars 2021. Crédit: Rachid Tniouni / TelQuel

Le trouble jeté en Europe sur le vaccin AstraZeneca-Oxford n’a finalement fait que peu de vagues au Maroc. Après la détection d’une trentaine de cas de formation de caillots sanguins sur cinq millions de personnes vaccinées, de nombreux pays de l’Union européenne ont, d’une même voix, décidé de suspendre par précaution l’utilisation du produit britannico-suédois. Une interdiction levée le 18 mars après que l’Agence européenne du médicament (EMA) a conclu que le vaccin restait “sûr, n’étant pas “associé à une augmentation du risque global d’événements thromboemboliques ou de caillots sanguins”.

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