Jean Genet, l’ami des prisonniers politiques marocains

Si l’engagement de Jean Genet auprès de la cause palestinienne est bien connu, ses prises de position lors des années de plomb le sont moins. Retour sur une parenthèse de la vie d’un écrivain français, mais militant marocain.

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Allen Ginsberg, William Burroughs et Jean Genet
De droite à gauche, Allen Ginsberg, William Burroughs et Jean Genet, lors d’une manifestation. Crédit: DR

Si l’engagement de Jean Genet auprès de la cause palestinienne est bien connu, ses prises de position lors des années de plomb le sont moins. Retour sur une parenthèse de la vie d’un écrivain français, mais militant marocain.

“J’ai très vite su, dès l’âge de 15 ans, que je ne pourrai être que vagabond ou voleur”, confiait Jean Genet au metteur en scène Antoine Bourseiller en 1981, fabriquant ainsi l’une de ses plus célèbres citations, tout en omettant sa vie d’écrivain et d’homme engagé auprès des opprimés. Alors enrôlé au sein de l’armée française, c’est en 1931 que Jean Genet met les pieds au Maroc pour la première fois. Sa vie sera ponctuée par de longs voyages à l’international, avant de se limiter à des allers-retours constants entre la France et le Maroc.

“La défense des droits de l’homme et la cause palestinienne sont deux éléments très forts qui faisaient vivre Jean Genet”

Bichr Bennani
En 1982, il s’y établit officiellement, en y faisant construire une maison à Larache. “Genet aimait les Marocains, ainsi que ce pays. Peut-être pour sa…
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