Inondations à Casablanca : comment noyer le poisson

Par La Rédaction

Fin novembre 2010, Casablanca coulait déjà. Dix ans plus tard, force est de constater qu’aucun enseignement n’a été tiré. Ni par les autorités de la ville, ni par la société de gestion, la Lydec. Les sinistrés, eux, en sont toujours au même point. Comment, en dix ans, n’a-t-on pas pu anticiper les conséquences des inondations qui ont touché la métropole début janvier ? Loin d’assumer sa responsabilité, le conseil de la ville affirme, dans un communiqué publié le 12 janvier, que leur action a permis “d’éviter le pire”. Un déni de la réalité? Pourtant, les dégâts sont bien là. Effondrements de maisons, routes éventrées, cimetières engloutis… le bilan matériel, humain et moral est désastreux. De son côté, la Lydec se défend : c’est la pluie, trop intense, qui a endommagé les infrastructures déjà inadaptées et l’urbanisation croissante de la métropole qui sont en cause. Le rapport de la Cour des comptes datant de 2014 avait pourtant relevé un bon nombre de dysfonctionnements, qui auraient dû être résolus avec une révision du contrat, qui n’a pas été faite en six ans. Pourquoi ? Pour…

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