Récits de prisonniers, un genre condamné à mort ?

La littérature carcérale est-elle vouée à disparaître ? Avec l’essoufflement des publications qui retracent les années de plomb depuis la fin des années 2000, la question se pose. Éléments de réponse.

Par et

Prison
“D’autres personnes peuvent avoir été incarcérées au même endroit, et en être ressorties avec un vécu complètement différent du mien”, précise Jaouad Mdidech. Crédit: AFP

Les pages des années de plomb ont-elles toutes été noircies ? L’absence de nouveaux récits, dits carcéraux, depuis la fin des années 2000 oblige à poser la question. Est-ce parce que les écrits publiés à ce jour nous ont tout dit ? Le fondateur de Tarik Éditions Bichr Bennani répond qu’“ il peut encore y avoir matière sur les années de plomb.” Et d’ajouter : “Je pense que la fameuse IER (Instance Équité et Réconciliation) n’a pas dit un dixième de la réalité de la vie de ces prisonniers”. Pour autant, la nuance est de mise. “Il est vrai que ces dernières années, nous n’avons pas reçu de nouveaux témoignages, dans le sens où nous n’avons reçu que des redites par rapport à ce qui a déjà été publié. Aux yeux d’un éditeur, il faut qu’il y ait quelque chose de nouveau, une valeur ajoutée par rapport aux précédents témoignages”, reconnaît Bichr Bennani.

à lire aussi

De…
article suivant

Premiers téléviseurs à intelligence cognitive au monde - Les téléviseurs Sony BRAVIA XR sont désormais disponibles au Maroc