PLF 2021: la “contribution de solidarité” met les syndicats en colère

Mohamed Benchaâboun s’attire à nouveau les foudres syndicales. 
Le nouveau prélèvement obligatoire, annoncé dans le cadre du PLF 2021, 
rouvre le débat sur la justice fiscale au Maroc.

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Le secrétaire général de l’UMT, Miloudi Moukhariq, trouve injuste que les salariés passent encore une fois à la caisse. Crédit: Yassine Toumi/TELQUEL

Une des grandes mesures fiscales contenues dans le Projet de Loi de Finances (PLF) 2021 est l’institution d’une contribution sociale de solidarité sur les bénéfices et revenus, au titre de l’exercice 2021. En plus des entreprises soumises à l’impôt sur les sociétés, ce prélèvement obligatoire concernera les personnes physiques soumises à l’impôt sur le revenu, qu’il soit professionnel, agricole, foncier, immobilier, ainsi que les salaires et assimilés. Il est calculé selon le taux de 1,50% du revenu annuel net d’impôt, si ce dernier est égal ou supérieur à 120.000 dirhams. Le but est de récolter environ 5 milliards de dirhams, une somme qui sera allouée au soutien de la protection sociale des travailleurs du secteur informel et au Fonds de soutien à la cohésion sociale, créé en 2012.

“Mesure antisociale”

Du côté des syndicats, cette nouvelle contribution ne passe pas. La jugeant “antisociale”, les représentants des salariés regrettent que l’État puise à nouveau dans la…

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