S’exprimant lors de l’ouverture de la septième session de la deuxième mandature de l’assemblée générale à Rabat, il a affirmé l’engagement du Conseil à poursuivre ses travaux fondamentaux tout en évitant les retards administratifs souvent provoqués par les changements internes.
Selon Hespress, parmi les points majeurs abordés, le Conseil a examiné l’évaluation du projet “écoles pionnières”, réalisée durant l’année scolaire 2023-2024 par l’Instance nationale d’évaluation. Ce projet pilote a concerné 626 établissements, évalués selon douze critères, tels que la qualité du management scolaire, l’engagement pédagogique des enseignants, l’infrastructure des écoles et les dispositifs de soutien aux élèves.
Selon Hicham Ait Mansour, directeur de l’Instance, malgré des résultats globalement satisfaisants, l’évaluation a révélé des disparités significatives entre les établissements ruraux et urbains, ainsi que l’impact persistant des inégalités économiques et sociales sur la réussite scolaire. Ces conclusions devraient guider une généralisation plus équitable et réaliste du modèle éducatif.
Le Conseil a également abordé la question stratégique de la formation continue, soulignant son rôle déterminant dans l’adaptation des compétences professionnelles aux évolutions économiques. Un groupe de travail spécifique pourrait être mis en place afin de développer ce domaine crucial, renforçant ainsi le capital humain et la compétitivité économique du pays.
Enfin, le Conseil a discuté du projet de loi relatif à l’enseignement supérieur, à la recherche scientifique et à l’innovation, soumis par le gouvernement en janvier 2025. Abdelkarim Madoun, membre du Conseil, a indiqué que le texte comporte des améliorations notables, mais nécessite un ajustement précis pour mieux intégrer la recherche scientifique dans les stratégies de développement économique. À ce titre, le Conseil a formulé 29 recommandations pour enrichir et affiner le projet de loi.
