Youssouf Amine Elalamy : “Aux yeux de ceux qui font subir la guerre, il n’y a pas d’individus”

Avec ‘C’est beau la guerre’, Youssouf Amine Elalamy signe un dixième roman aux thématiques on ne peut plus contemporaines. Lauréat du prix Orange et en lice pour le Prix des cinq continents de la francophonie, l’auteur revient pour TelQuel sur les coulisses de l’écriture d’une guerre fantôme.

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Youssouf Amine Elalamy
Youssouf Amine Elalamy. Crédit: Alexandre Marchi

Une guerre fantôme, qui ne possède ni nom ni visage, et qui continue de planer sur les personnages, même lorsqu’ils se retrouvent de l’autre côté de l’océan, loin des coups de feu et des bombardements incessants. Une fois réfugiés, la guerre vit encore en eux, et le spectre de ceux qu’ils ont perdus continue de les hanter. Entre alors en jeu le narrateur, comédien de vocation, qui se propose de jouer le rôle des morts, de les remplacer aux yeux des vivants, afin de leur permettre de panser leurs blessures. Dans cet entretien, Youssouf Amine Elalamy nous livre une analyse littéraire de son dernier roman et explique ce qui se cache derrière cette guerre apocalyptique qu’il décrit longuement.

Écrire sur la guerre et les migrations qu’elle engendre suppose un intérêt poussé pour ces…

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