Le hold-up des puissants

Par Réda Dalil

Tandis que les Marocains sont absorbés par un état d’urgence sanitaire dont on peine à voir le bout, se joue dans les coulisses une redistribution des cartes économiques de haute voltige. Cette manœuvre discrète trouve son origine dans le peu de soutien de l’État aux PME et aux entreprises de taille intermédiaire (ETI). Hormis l’argent issu du fonds Covid-19 et le crédit bancaire, ces entreprises n’ont, à ce jour, bénéficié ni de subventions ni de recapitalisations. Livrées à elles-mêmes, elles usent de bouts de chandelles pour tenir jusqu’à un horizon incertain. Beaucoup, malgré un bon business plan, des ressources humaines de qualité, un marché bien identifié et un potentiel solide, ne survivront guère à la crise, mises à mort par l’absence de commandes et une trésorerie à sec.

“Chiche en dépenses publiques, l’État a abandonné le soldat entrepreneur”

Réda Dalil
Pour qu’elles aient eu une chance de maintenir leur activité, il aurait fallu que l’État socialise les coûts de la crise, comme ce fut le cas dans les pays de l’OCDE (voir dossier). C’eût été la seule manière de…

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