Abdessamad Dialmy : la télé-sexualité, un préservatif contre le coronavirus

Par Abdessamad Dialmy

Quelle analyse peut-on faire de la relation entre le coronavirus, le confinement et la sexualité ? Quelles sont les questions que cette trilogie soulève ?

Sans être un virus transmissible par voie sexuelle génitale, le coronavirus l’est par contre par voie orale et/ou nasale, c’est à dire par le baiser érotique ou par la simple inspiration des postillons émis par le partenaire sexuel lors de ses expirations. Le rapport sexuel est donc un mode de transmission du coronavirus parce qu’il viole la règle de la distanciation interindividuelle. Cette distanciation imposerait en principe la suspension des rapports sexuels directs à des fins préventives. Dans quelle mesure cette abstinence sexuelle est-elle observée ? Qu’est-ce qui peut sexuellement se faire malgré le risque de contamination ? Et qu’est-ce qui sexuellement ne peut pas se faire à cause de ce risque ?

Cette distinction entre le faisable et le non faisable revêt ici un caractère médical et n’a aucun rapport avec la distinction entre le sexuellement licite et le sexuellement illicite. Il s’agit ici du sexuel médicalement licite en période de confinement sanitaire (contre le coronavirus). Mais au-delà du sexuel licite, qui reste théorique et principiel, le souci le plus important est d’identifier les pratiques sexuelles et de jauger de leur conformité à l’impératif préventif. Cet impératif est-il plus fort que l’intensité du désir ? Arrive-t-il à dominer l’appel du plaisir ? Les pratiques sexuelles s’adaptent-elles à la menace du coronavirus ? Dans quelle mesure et comment contournent-elles cette menace ?

La réponse à cet arsenal de questions est nécessaire pour identifier de plus près tous les facteurs de l’expansion du coronavirus, et cela dans les périodes du pré-confinement, du confinement et du post-confinement.

Mesurer les pratiques sexuelles au temps du coronavirus

D’évidence, le confinement comme prévention contre le coronavirus conduit au stress, mais la corrélation psychologique et sociologique entre stress et sexualité est ambiguë. D’une part, le stress empêche le désir, il conduit à ne plus désirer, voire à ne plus désirer d’être désiré (pour les femmes surtout), en un mot, il aurait un impact négatif sur la libido. D’autre part, la sexualité est un antistress par excellence, un mécanisme de production des hormones du bonheur (sérotonine et dopamine), un moyen de remplir le temps pendant le confinement, et pour les couples de se rapprocher davantage…

Cette ambiguïté est sujette à des variations sociales. Pour certains, le stress bloque le désir, pour d’autres au contraire le désir sexuel est attisé et œuvre comme un mécanisme d’adaptation et de régulation de l’humeur. Si pour certains la fréquence des rapports sexuels augmente, chez d’autres par contre, tendresse et calins sont suffisants. Et cela varie en fonction de facteurs comme l’âge, le genre, le niveau d’éducation, la profession, le milieu de résidence, les caractéristiques du logement. Sans entrer dans ces ventilations sociologiques fondamentales, un sondage de la NBC News sur un échantillon de 9000 personnes étatsuniennes montre que la pandémie du coronavirus a eu un effet positif sur la vie sexuelle de 24 % des sondés et un effet négatif sur 48 %. Qu’entend-on au juste par effets positif et négatif ? Une autre étude en Turquie a montré, toujours pendant la pandémie, que la fréquence des rapports sexuels a augmenté tandis que la qualité de la vie sexuelle a baissé.

Ces deux enquêtes ont le point commun de ne pas poser la question de la nature des sexualités mesurées, questions qu’il est légitime de poser: quelle est la place de la sexualité physique directe au temps de la pandémie du coronavirus ? Dans quelle mesure cette pandémie favorise-t-elle la naissance et/ou l’augmentation d’autres pratiques sexuelles, indirectes et virtuelles en l’occurrence ? Quelle est la situation au Maroc à ce sujet ?

Une sexualité directe menaçante et non mesurée

Par sexualité directe, il faut entendre des rapports sexuels complets avec tous les préliminaires sans aucun souci du risque coronavirus.

Vers le 23 mars 2020, un enregistrement a circulé sur le net affirmant que des rapports sexuels quotidiens constituent une thérapie contre le coronavirus. L’auteur anonyme de cet enregistrement a prétendu travailler à l’Institut Pasteur de Casablanca comme spécialiste des analyses microscopiques. L’Institut a émis un communiqué pour dire que c’est là une fake news sans aucun fondement.

Bien au contraire, la sexualité directe est en principe permise aux seuls couples confinés ensemble pendant 14 jours, voire cinq jours au minimum selon quelques experts plus laxistes. Ce sont ces couples qui peuvent avoir des rapports sexuels sans risque. Aussi a-t-on cherché dans une société réellement conservatrice comme le Bangladesh par exemple à se marier pour ne pas se retrouver sexuellement seul. Dans de telles sociétés, la solitude est frustrante, notamment au temps du coronavirus.

Au Maroc, aucune donnée de terrain n’est disponible pour le moment pour évaluer le pourcentage de la sexualité maritale directe. Par contre, l’hypothèse qu’on peut avancer est que des couples conjugaux dont le confinement n’est pas strict ont des rapports sexuels directs comme si le risque coronavirus n’était pas là. Inconscience, incapacité de résister au désir, méconnaissance ou mépris des autres pratiques moins risquées peuvent expliquer la continuité sexuelle au sein de ces couples sous-confinés. Et c’est cette continuité de la sexualité directe sans confinement qui explique, en partie, l’explosion quantitative de foyers familiaux infectés par le coronavirus. En effet, cette explosion enregistrée par l’épidémiologie officielle réfère en partie à une pratique sexuelle directe désinvolte à l’intérieur des ménages.

Pour le décideur en matière de santé publique, l’enjeu ici est d’identifier le profil sociologique de la sexualité conjugale directe risquée et dangereuse.

Une sexualité indirecte, culturellement inacceptable

Par sexualité indirecte, on entend des pratiques sexuelles sans touchers mutuels et avec la distance interindividuelle (de 1 m à 1,5 m). Elle n’est accessible qu’aux couples marocains qui cohabitent, très majoritairement conjugaux. À propos de cette sexualité indirecte, une blague a circulé sur les réseaux sociaux dans laquelle le mari, sur le ton de l’humour, déclare être désolé de ne pas avoir un sexe d’une longueur de 1,5 mètre. Et que, par conséquent, il ne peut pas avoir des relations sexuelles physiques “à distance” avec son épouse.

En principe, la sexualité indirecte est conseillée aux couples qui cohabitent, mais qui, à cause d’un non-confinement ou d’un confinement non rigoureux, ont des doutes. Ces couples peuvent avoir des symptômes du coronavirus ou être des porteurs asymptomatiques. C’est dans ces deux cas qu’ils doivent se limiter à des pratiques sexuelles indirectes. Mais il est très peu probable que l’épouse marocaine demande à son mari d’enlever ses habits à des fins de striptease pour qu’elle se masturbe, que l’époux demande à son épouse de se masturber ou que le couple se masturbe simultanément chacun de son côté en se regardant ou sans se regarder… Dans les milieux populaires, et avec l’islamisme régnant, et souvent en l’absence d’une chambre à coucher autonome et isolée, de telles pratiques sexuelles indirectes sont quasi-inimaginables, inacceptables. Par conséquent, eu égard au conservatisme qui caractérise les rapports sexuels maritaux, la fréquence de la sexualité conjugale indirecte doit être très faible. L’usage des sextoys télécommandés doit également être très peu répandu, même dans les milieux sociaux favorisés.

La télé-sexualité amoureuse

C’est une sexualité à distance qui implique des personnes recherchant le seul plaisir, pour le plaisir, au nom d’un sentiment, au nom d’un désir partagé. Elle concerne les personnes non cohabitantes: les personnes mariées isolées, les personnes non mariées (divorcés et veufs des deux sexes) et surtout les célibataires (des deux sexes) qui se connaissaient avant le confinement ou qui se sont connues juste avant le confinement ou pendant le confinement (par le biais d’applications/réseaux sociaux).

Des applications comme Tinder qui permettent les rencontres à des fins de flirt et sexuelles sont très utilisées par les célibataires des pays où les relations sexuelles non maritales sont mal vues.

Ce sont ces personnes qui ont en principe des rapports sexuels à distance, dans la réalité virtuelle. Cette sexualité peut commencer et s’arrêter au stade du sexting, c’est-à-dire à l’envoi et à la réception de textes et d’e-mails qui expriment désirs et fantasmes sexuels de la part des partenaires. Ce sexting peut être considéré comme un préliminaire. Une forme de sexualité virtuelle plus avancée consiste à envoyer des sex-vidéos de soi au partenaire. Enfin une troisième étape consiste à organiser ensemble des sex-vidéos-chat, des échanges sexuels. Grâce à l’internet donc, les personnes séparément confinées peuvent avoir des relations sexuelles à distance, par l’usage de la parole, de l’image et de la vidéo. Le Skype-sex par exemple est surtout un jeu de voyeurisme/exhibitionnisme qui débouche en général sur une masturbation sous le regard virtuel complice du partenaire.

Le recours à ces applications a augmenté lors des confinements à travers le monde, et surtout aux pics de la pandémie. Ainsi durant la pire semaine de la pandémie en Chine, l’usage de l’application chinoise Tantan a augmenté de 30 %.

Au Maroc, on peut avancer l’hypothèse selon laquelle ce sont également les jeunes qui recourent le plus à cette télé-sexualité. Déjà ils y recouraient en masse avant la crise du coronavirus et du confinement en raison de l’interdit qui frappe la sexualité prémaritale et du manque de lieux adéquats pour avoir des rapports sexuels. Cette sexualité virtuelle, comme forme de bricolage spatiosexuel, devient systématique en temps de confinement pour les jeunes qui vivent dans le célibat comme nous l’avons montré dans notre livre “Jeunesse, sida et islam au Maroc”. Elle peut également être un dernier recours, un pis-aller, pour les couples adultères confinés.

La télé-sexualité prostitutionnelle

C’est la sexualité virtuelle payante. Elle se substituerait à la prostitution directe qui est au point mort à cause du confinement et des risques liés à la sexualité directe entre personnes non cohabitantes et non confinées ensemble. C’est l’option qui reste pour les travailleuses sexuelles : basculer dans le travail sexuel virtuel, devenir des camgirls, c’est-à-dire des filles qui vendent l’image de leur corps, leurs postures excitantes et leurs gestes sexuels en live à leurs clients sexuels.

En effet, de nombreux documents laissent croire qu’en Europe et en Amérique du Nord, les camgirls ne chôment pas au temps du coronavirus et du confinement. Elles profitent de l’ennui des hommes et de leur recherche de la nouveauté et de l’excitation. Et ce sont les célibataires qui se rendent le plus sur les sites du Livecam.  Cela est plus difficile pour les hommes en couples en temps de confinement. Certaines camgirls reconnaissent que leur commerce a augmenté de 20 % depuis le début du confinement. Et de plus en plus de jeunes femmes s’inscrivent en tant que camgirls sur des sites comme Desir-Cam en France.

Dans quelle mesure les travailleuses sexuelles marocaines adoptent-elles le Livecam ? Ont-elles les possibilités logistiques pour le faire ? Y a -t-il une demande masculine suffisante qui permette le basculement de la prostitution directe à la prostitution virtuelle ? Dans quelle mesure le Livecam permet-il aux travailleuses du sexe d’avoir un revenu et de rester indépendantes ? La sociologie de la sexualité marocaine ne dispose d’aucune donnée à ce sujet.

La seule hypothèse qu’on peut avancer est que le recours à la Livecam doit être assez faible parce que les services sexuels offerts sont payants. Le pouvoir d’achat des célibataires et des jeunes Marocains ne les habilite pas à être des clients en masse de ce marché sexuel personnalisé. L’offre pornographique, certes non personnalisée, mais gratuite, est là pour soulager leurs besoins sexuels. D’où sa surconsommation pendant le confinement.

Une télé-sexualité pornographique plus consommée

Beaucoup de sites pornos voient leur clientèle payante augmenter, profitant ainsi du confinement et de la prudence sexuelle qu’il impose. En effet, de nombreuses personnes confinées ressentent un besoin plus grand de gratification sexuelle. Selon le cofondateur du site porno xHamster, il y a une augmentation massive des inscriptions payantes dans les régions les plus touchées par le coronavirus. Les demandes d’abonnement ont explosé juste après les premières mesures de confinement. Le coronavirus est une opportunité pour le porno.

Là encore, il est difficile d’imaginer les Marocains s’abonner aux sites pornographiques. D’une part, pendant le confinement, des sites comme Pornhub ont gratuitement mis leurs vidéos à la disposition du public avec la mention “coronavirus”. D’autre part, et selon Google Trends, le visionnement de vidéos pornos gratuit non premium a accusé une hausse à l’occasion du confinement au Maroc, un confinement doublé du jeûne du ramadan. Si ce dernier conduit “paradoxalement” à l’augmentation de la demande pornographique, cette augmentation a été “normalisée grâce” au coronavirus. Aux frustrations sexuelles ramadanesques s’ajoutent celles du confinement pour expliquer la ruée vers les sites pornos. Jeûne et confinement se conjuguent pour empêcher d’avoir des relations sexuelles directes, non conjugales et prostitutionnelles surtout. Les deux constituent alors une opportunité pour les sites pornos pour augmenter le nombre de leurs visiteurs et la fréquence des visites.

L’objectif des vidéos pornographiques est l’excitation qui conduit à la masturbation, ce qui apporte une forme de soulagement à l’individu confiné et/ou isolé (et en même temps une addiction au porno). Cela permet de passer le temps, de se défouler, de venir à bout de l’angoisse et du stress… Certes, se masturber n’est pas faire l’amour, mais cela permet de contourner l’abstinence sexuelle hétéro[1] par prudence. Pratiquée de manière solitaire ou à deux avec un adjuvant porno, la masturbation agit comme un antistress. Comme le sexe avec un partenaire, elle fait chuter le taux de l’hormone du stress (cortisol) dans le corps.

À la différence du porno mainstream qui focalise sur l’orgasme masculin (l’éjaculation plus précisément), les sites du porno féministe ont émergé pour montrer aux femmes comment s’exciter toute seule et jouir toute seule sans aucun recours à l’homme. Et pour une Marocaine musulmane, cela ne contredit pas sa foi dans la mesure où des doctrines sunnites comme le hanbalisme autorisent la masturbation dans les cas d’une tension sexuelle extrême. La masturbation est certes illicite, mais c’est un illicite de moindre mal, comparé à la fornication (zina). Certes, cette licence est également donnée aux hommes, mais à la différence des hommes, l’éducation patriarcale antisexuelle pousse les femmes à avoir une vision négative du plaisir sexuel. Le porno féministe, en prônant le plaisir pour tous/toutes, aide les jeunes filles musulmanes à entrer dans l’ère du sexe positif. Pour ce porno, le regard voyeur à la recherche du plaisir doit venir de tous les genres et concerner toutes les sexualités et toutes les orientations sexuelles, et satisfaire les femmes en premier.

Conclusion

Sans que l’on dispose au Maroc de chiffres relatifs à la corrélation entre coronavirus, confinement et sexualité, on peut quand même conclure que la pandémie du coronavirus a eu un impact sur la sexualité dans la mesure où les contacts sexuels directs conjugaux ont très probablement joué un rôle dans l’explosion de foyers familiaux d’infection. Ensuite, à travers la prise de conscience de la dangerosité de la sexualité directe et son impossibilité à cause du confinement isolateur et séparateur. Le Coronavirus a donc provoqué une ruée vers le virtuel et les possibilités sexuelles virtuelles qu’il offre. Parmi ces possibilités, celles des nouvelles rencontres et des nouvelles pratiques, possibilités qui permettent de “sortir” de la solitude du confinement, de ses angoisses et de l’ennui. Certes, la télé-sexualité ne peut pas être satisfaisante : il lui manque les composants essentiels de la sexualité véritable, l’odeur du partenaire, les préliminaires, la caresse, le baiser, l’étreinte, le câlin, en un mot un toucher pluriel… Mais elle reste une sexualité de secours qui soulage ses pratiquants, acculés qu’ils sont à y recourir. Elle soulage également les pouvoirs publics.

À l’image du confinement imposé par ces pouvoirs, la télé-sexualité contribue à la baisse du nombre de rapports sexuels directs à risque. Force alors est de reconnaître que le confinement a en fait joué le rôle d’un préservatif qui a poussé à adopter la télé-sexualité comme un préservatif (involontaire) à son tour, les deux empêchant le coronavirus de se répandre davantage par le biais des relations sexuelles directes. En effet, contrairement au VIH qu’on peut éviter grâce au préservatif dans la sexualité directe, il n’existe pas de parade au risque coronavirus dans la sexualité directe. Tant que le coronavirus ne disparaît pas, tant que l’on ne trouvera pas de vaccin, la sexualité directe restera également un mode de transmission du coronavirus.

L’enjeu est alors de s’interroger sur la relation coronavirus/sexualité dans le post-confinement. Car à la sortie des pandémies, et des crises en général, il y a une ruée vers les plaisirs, une explosion sexuelle (au sens étymologique[2]), une envie féroce de rattraper le temps perdu. Mais le dé-confinement ne signifie pas la fin du coronavirus, il est une entrée dans une période d’incertitude, d’éventuelles nouvelles vagues de la pandémie. Comment continuer alors de se préserver du mode de transmission sexuel du coronavirus lors du post-confinement ? La représentation du risque coronavirus sera-t-elle toujours la même ? La sexualité directe sera-t-elle toujours perçue comme à risque ? Dans quelle mesure la fréquence de la télé-sexualité restera-t-elle élevée ? Dans quelle mesure cette télé-sexualité deviendra-t-elle un préservatif volontaire pour ceux et celles qui n’arriveront pas à s’abstenir tout en n’ayant pas de partenaire stable et de confiance ?

Pour répondre à ces interrogations angoissantes tant sur le plan du savoir que sur les plans existentiel et sanitaire, une enquête de terrain est à entreprendre pour identifier de manière exacte les comportements sexuels lors de la pandémie et du confinement, et pour déterminer la politique sexuelle publique pour l’après-confinement. Le ministère de la Santé est interpellé dans ce sens, le Haut Commissariat au Plan (HCP) l’est aussi. À l’image de sa réaction positive (en réalisant une enquête) à l’identification sociologique de la corrélation entre la pandémie du coronavirus, le logement et la densité, le HCP est ici invité à faire de même pour la sexualité. Qu’il éclaire de manière quantifiée le décideur public en matière de sexualité aux différents temps du coronavirus…

[1] Homosexualité et télé-homosexualité au temps du coronavirus ne sont pas traitées dans ce papier.

[2] Et pas en tant que concept que nous avons forgé au sein de notre théorie sociologique de la transition sexuelle.

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