"Les militaires veulent un retour à la légalité, mais ce sera sans la légitimité"

Les élections présidentielles algériennes sont en cours ce 12 décembre, dans un climat tendu. Entretien avec le politologue Kader Abderrahim, spécialisé dans l’aire géographique du Maghreb.

Par

Le manifestants défiant les forces de l'ordre à Alger, en pleine élection présidentielle, le 12 décembre. Crédit: Stringer/AFP

Jeudi 12 décembre. Depuis ce matin, les bureaux de vote sont ouverts en Algérie pour les élections présidentielles dont la date a été décidée par le général Ahmed Gaïd Salah. Pour autant, la légitimité du futur président algérien est mise à mal avant même l’annonce des résultats. Les cinq candidats sont des ex-cadres du régime de l’ancien président Abdelaziz Bouteflika qui a démissionné en avril dernier, suite au Hirak, mouvement anti-régime né le 22 février contre son cinquième mandat. Kader Abderrahim, politologue spécialisé dans la région du Maghreb et maître de conférence à Sciences Po Paris, pose son regard sur un scrutin sous haute tension. TelQuel : Après pratiquement dix mois d’une contestation populaire massive, les Algériens élisent ce 12 décembre leur président. Quel regard portez-vous sur cette élection ? Pour le  politologue Kader Abderrahim, « les militaires veulent un retour à la…

article suivant

Ministère de l'Industrie: un budget d'investissement de 1,2 milliard de dirhams en 2021