Hrig : A corps perdus

Depuis le naufrage, le 28 septembre, d’une embarcation pneumatique transportant de jeunes candidats à l’émigration clandestine au large de la plage de Zenata, les familles scrutent l’horizon dans l’espoir que les vagues rejettent les dépouilles de leurs proches. Une poignée de riverains donnent bénévolement de leur temps pour repêcher les dépouilles et consoler les parents.

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Khadija, en djellaba noire et chapeau blanc, consacre son temps à patrouiller aux côtés des familles. Crédit: TOUMI

Ce vendredi 4 octobre, le grand boulevard qui longe l’océan Atlantique est désert. La plage de Zenata, bouillonnante tout l’été car très prisée des Casablancais, s’est vidée. Seuls quelques camions et taxis traversent la zone industrielle éponyme. Un passant nous indique le lieu de rassemblement des familles des victimes. Sur place, l’ambiance est naturellement maussade. Le 28 septembre, une embarcation a coulé non loin des côtes casablancaises avec à bord 56 candidats à l’émigration clandestine, tous issus de Kelâat Sraghna et de ses environs. Le bilan actuel s’élèverait à 19 morts, d’après les derniers chiffres communiqués par 2M, le 5 octobre. Seulement 4 personnes auraient survécu au naufrage. Une semaine après le drame, le ressac du nord de Casablanca continue de rejeter des corps. “Cela…

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