La Libye ou la Syrie ?

La Libye ou la Syrie ?

Par Omar Saghi

Des ruines fumantes du Printemps arabe, la Libye et la Syrie sont sans doute les plus impressionnantes. De deux puissances régionales, il ne reste que des vides géopolitiques. De deux sociétés éduquées, soignées et urbanisées, que des factions émiettées. De deux économies, certes rentières, mais fonctionnelles, que le troc et l’échange mafieux. Mais il serait hâtif de confondre les deux situations. En réalité, comparer la Libye et la Syrie d’un point de vue philosophique est un exercice utile.

Il montre combien grand est l’écart qui sépare les deux approches, occidentale et russe. Car, n’en doutons pas, pour les grandes puissances émergentes, Chine, Inde, Turquie, et Russie bien sûr, la Libye et la Syrie sont les deux termes d’une fable : la Libye ou comment aider un peuple contre son Etat, et la Syrie, ou comment aider un Etat contre son peuple.

Lorsque l’Occident décide d’intervenir en Libye, au printemps 2011, les raisons financières, économiques ou énergétiques sont certes présentes, mais secondaires. C’est armés d’objectifs politiques et géostratégiques que les chasseurs-bombardiers décollent des porte-avions de l’Otan. Ces buts puisent leur consistance...

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