L’Iran et les fantômes irakiens

Par Omar Saghi

La situation dans le Golfe persique est tellement inflammable qu’il est impossible de faire un pronostic, la moindre étincelle pouvant allumer un brasier mondial. On est par contre en droit de se demander si les protagonistes possèdent une rationalité conduisant leurs actions. La réponse est bien sûr positive. Dans cette affaire, malgré les commentateurs hâtifs, il n’y a pas de fous : Iraniens, Américains, Israéliens, Saoudiens, chacun avance ses pions selon une réflexion qui lui est propre. Prenons le cas de Washington. Que se passe-t-il dans la tête de Trump? Pas grand-chose, dirons-nous. En réalité, la stratégie américaine doit prendre en compte la vision du président, car il en a une, celle des faucons de son entourage, et celle de l’Etat profond et institutionnel. C’est donc l’accumulation de ces différentes approches qui semble rendre la démarche du géant américain erratique. On parle beaucoup de la guerre américaine contre l’Irak comme d’un précédent qui convient pour lire la crise actuelle. Oui, mais quelle guerre ? 2003 ? C’est celle qui vient à l’esprit et à la bouche chez les journalistes :…

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