Le cogito des populistes

Le cogito des populistes

Par Aicha Akalay

C’était à la fin du VIIIe siècle. La langue arabe se rêvait porteuse d’innovation scientifique. Et elle le devint. Un mouvement religieux porté par une élite, les mu’tazilites, apporte au pouvoir politique une réponse pour contrer les offensives païennes et chrétiennes qui menacent le socle de l’islamité : ils optent pour la rationalité. Non pas par opposition au religieux, mais pour défendre le corpus religieux.

Comment s’y prennent-ils ? D’abord en traduisant la philosophie. Ce n’est pas un hasard si les premières traductions sont celles des Tropiques d’Aristote, conte assez justement le mathématicien algérien, Ahmed Djebbar*. Ces textes sont à l’époque l’outil qui codifie la dialectique. Dès lors, de traductions en traductions, naissent les innovations majeures. Nous les connaissons, la trigonométrie, l’algèbre…

Dans toutes les disciplines scientifiques, les musulmans inventent. Comment la langue arabe s’est-elle enrichie de nouveaux termes pour devenir une langue de sciences ? Djebbar explique : des hommes de lettres, des poètes, des linguistes travaillent avec les scientifiques. Parallèlement aux sciences exactes, ils en développent d’autres, essentielles à l’enrichissement d’une langue : la grammaire, la morphologie, les règles de...

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“La confusion de l'antisionisme avec l'antisémitisme est erronée et dangereuse”

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