Pour les beaux IDE des multinationales

Par Réda Dalil

Renault, Peugeot, Bombardier, peut-être Boeing bientôt. Des multinationales qui font rêver et dont les noms seuls évoquent de la devise, de l’emploi, des formations, des débouchés, des rentrées d’impôts mirifiques. Il faut être d’une mauvaise foi crasse pour balayer d’un revers de main les bienfaits qu’apportent ces entreprises étrangères au pays. Elles installent le Maroc sur le radar du capital international, disséminent du savoir-faire, rassurent les bailleurs de fonds et dynamisent leurs écosystèmes respectifs. Bien que les taux d’intégration qu’elles promettent loupent souvent le coche et que l’Etat, affamé d’IDE, essuie un énorme manque à gagner fiscal en leur déroulant le tapis rouge des zones franches, il n’y a aucun doute que, sans ces multinationales, notre pays se serait nettement moins bien porté sur le plan macroéconomique. Seulement, il y a un hic. Et il est majeur. Tout le modèle d’attraction des Renault, PSA et compagnie est soumis à un critère, un seul: la main d’œuvre bon marché. Pour espérer jouer sa partition sur l’échiquier des investissements étrangers, l’Etat, inflexible, a gelé les salaires. Il louvoie avec les syndicats pour…

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