L’islamisme mais sans moi

L’islamisme mais sans moi

Par Omar Saghi

On connaît le phénomène, un peu partout dans les pays arabes: lors du ramadan par exemple, leur bourgeoisie quitte les lieux. Comme des oiseaux migrateurs attentifs à l’horloge climatique, ils prennent leur envol au moindre signe d’intensification de la religiosité. C’est pourtant parmi ces élites qu’on trouve les plus grands défenseurs des valeurs culturelles locales, au nom du patriotisme, le plus souvent. Cette ironie se reproduit à tous les échelons de la société.

Les classes moyennes de la rive sud de la Méditerranée rêvent d’Occident, et militent pourtant, bec et ongles, pour le renforcement du caractère islamique de leur société. Si encore elles rêvaient d’Occident pour des raisons économiques ! On pourrait dès lors comprendre une sorte de cloisonnement mental entre la réussite économique en Occident et le style de vie idéal des pays arabes. Mais il ne s’agit même plus de cela. La plupart de ceux qui rêvent d’Occident rêvent précisément de libertés occidentales.

Tendez l’oreille, appliquez l’écoute flottante des psychologues: vous serez surpris par le nombre de témoignages ravis concernant les mœurs occidentales, le.

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