Muhammadu Buhari élu président de la CEDEAO

Le président nigérian a été désigné, le 31 juillet au soir, président de la CEDEAO par ses pairs à l'occasion du 53e sommet de l’organisation ouest-africaine. Une fonction qu’il est amené à occuper durant l'année prochaine alors que son pays  accueillera le prochain sommet de la Communauté.

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Muhammadu Buhari a remporté de justesse les élections de 2015 face à Goodluck Jonathan. Crédit : DR Crédit: AFP

Une bonne nouvelle pour la demande d’adhésion marocaine ? À l’issue du 53e sommet de la CEDEAO, qui s’est clôturé le 31 juillet au soir à Lomé au Togo, le président Muhammadu Buhari a été élu président de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest. Il succède ainsi au président togolais, Faure Gnassingbé, dans cette fonction qu’il occupera pendant une année.

« Je suis vraiment honoré et je m’engage à servir et à travailler avec vous tous afin d’assurer la paix, la sécurité, la bonne gouvernance et le développement socio-économique de la sous-région et d’élever notre organisation vers de nouveaux sommets », a déclaré le président nigérian. Il a également affirmé ne pas avoir présenté sa candidature pour cette fonction, qu’il occupera notamment lors du prochain sommet de la CEDEAO – lequel doit se tenir à Abuja au mois de décembre prochain.

Pour rappel, en juin Muhammadu Buhari s’est rendu au Maroc dans le cadre d’une « visite de travail et d’amitié ». Au cours de cette rencontre, qu’il a coprésidé avec le roi Mohammed VI, a eu lieu la cérémonie de signature de trois accords de coopération, dont un portant sur le projet de gazoduc Maroc-Nigeria.

Ce déplacement dans le Royaume avait été ponctué par un communiqué conjoint dans lequel les deux chefs d’État avaient salué le renforcement « positif » des relations Maroc-Nigéria. Des rapports qui pourraient, selon eux, faire office  de « modèle de coopération sud-sud ». Le souverain marocain et le président nigérian n’ont toutefois pas fait mention de la demande d’adhésion marocaine à la CEDEAO.

Celle-ci n’était pas non plus à l’ordre du jour du 53e sommet de la CEDEAO et devra être évaluée par un comité composé des présidents togolais, ivoirien, ghanéen, guinéen et nigérian, et qui sera chargé d’adopter les termes de références et de superviser l’étude approfondie des implications de la demande marocaine.

À noter que Muhammadu Buhari est candidat à sa propre succession dans le cadre des élections présidentielles nigérianes prévues pour février 2019.

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