La Syrie, bordel à ciel ouvert

Par Omar Saghi

La condition des femmes en Syrie est catastrophique. Pas seulement la situation sanitaire ou alimentaire. Cela on le sait. Ce que l’on sait moins, c’est que les viols et les réductions en esclavage sexuel sont désormais des données massives, statistiquement observables. Il ne s’agit plus de quelques crimes accompagnant l’avancée ou le recul de telle ou telle milice. Daech mettait les femmes des vaincus aux enchères, et violait à mort les femmes des minoritaires. Les troupes gouvernementales ont d’autres méthodes : d’abord les milices chiites pakistanaises et afghanes se servent, pour ces derniers avec le goût de la vengeance, les Hazaras chiites afghans ayant eux-mêmes subi les assauts des Tadjiks et des Pashtouns sunnites dans les années 1990. Ensuite, le régime d’Assad et ses alliés iraniens et libanais viennent “ordonner” une espèce de proxénétisme généralisé, avec autorisation de mariages temporaires (plutôt instantané d’ailleurs, l’épouse étant louée pour une heure parfois), et tolérance pour ceux qui les préfèrent très jeunes. Alors pourquoi ce silence ? Pendant la guerre des Balkans, dans les années 1990, des associations locales se battaient pour, au minimum, divulguer…

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