Hicham Jerando condamné à 15 ans de prison pour terrorisme et cyberharcèlement

La chambre criminelle de la Cour d’appel de Rabat a condamné, jeudi 8 mai, le youtubeur marocain Hicham Jerando, résident au Canada, à 15 ans de prison ferme par contumace. Il est accusé de constitution de bande à caractère terroriste, dans le cadre d’un projet collectif visant à porter gravement atteinte à l’ordre public par la peur, la menace et la violence, ainsi que d’incitation à commettre des actes terroristes.

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Le Youtubeur Hicham Jerando. Crédit: Capture d'écran/Youtube

Selon des sources citées par Sawt Al Maghrib, cette condamnation fait suite à une plainte déposée par Najim Bensami, ancien procureur général du roi près la Cour d’appel de Casablanca. L’affaire a également entraîné des poursuites contre plusieurs membres de la famille de Jerando, arrêtés début mars à Casablanca.

Selon les déclarations du substitut du procureur, Jamal Lahroure, cinq personnes, dont une adolescente de 15 ans, ont été présentées le 1er mars 2025 devant la Brigade nationale de la police judiciaire (BNPJ), dans le cadre d’une enquête sur des actes de diffamation, menaces et chantage, commis via des applications de messagerie comme WhatsApp. La plainte initiale provenait d’une femme affirmant avoir été harcelée, avec sa famille, par ce biais.

Les investigations ont révélé que les accusés avaient facilité les agissements de Jerando en lui fournissant des numéros de téléphone marocains et les codes associés, utilisés pour créer des comptes sur les réseaux sociaux. Ces comptes auraient servi à proférer des menaces, diffuser des vidéos de diffamation et traiter de dossiers judiciaires en cours. Les analyses techniques ont confirmé ces liens, renforcés par la réception de transferts d’argent en lien avec des opérations d’extorsion.

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Les mis en cause ont été poursuivis pour complicité d’outrage à des institutions constitutionnelles et à un avocat, diffusion de fausses allégations portant atteinte à la vie privée, menaces, et participation à des actes de cyberharcèlement. Ils ont été placés en détention en attendant leur jugement.

Le 10 mars, la justice a toutefois décidé de libérer sous conditions la sœur de Jerando, Jamila, ainsi que sa fille mineure, après une semaine de détention.