Festival. Le songe d’un théâtre casablancais

Du 3 au 8 juin s’est tenue la première édition du festival du théâtre professionnel couvrant la région Casablanca-Settat. Organisé par Masrah El Kaf de Abdelilah Ajil, l’évènement prône la réconciliation avec un art longtemps marginalisé. Etat des lieux.

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Le comédien Masrah Abaâd dans la pièce 'Al maqama al bahlawaniya' de 
Abdelkrim Berrechid. Crédit: DR

Imaginons un sondage autour de l’aura du théâtre au Maroc, son poids et son impact sur la vie culturelle du pays. Hormis des références plus ou moins lointaines à des noms qui ont marqué l’histoire de la dramaturgie nationale, la tendance serait proche du néant, le résultat sans conteste accablant. Qui connaît qui, à l’exception d’une poignée d’initiés habitués aux évènements ponctuels ou à de rares représentations données au lance-pierre? Auteurs, metteurs en scène, comédiens se disputeraient le statut de “célèbres inconnus”. Mis à part des figures qui doivent leur salut à des apparitions à la télévision ou au cinéma, ceux qui fréquentent exclusivement les planches n’auraient pas droit de cité. A l’évidence, le 6e art a quitté les feux de la rampe pendant une bonne somme d’années. Aujourd’hui, c’est un appel à la réconciliation (“Linatasala7 ma3a lmasra7”) que lance la…

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