Chapeau camarades

Par Mehdi Michbal

On le disait mort politiquement, grillé, radioactif, en disgrâce… Mais il a finalement rebondi de plus belle. Avec tous les coups qu’il a pris, du Palais, de son entourage et d’ailleurs, Nabil Benabdallah, si l’on suit la logique du moment, aurait dû être écarté, remplacé par une personne plus conciliante, vierge de tout engagement et qui effacerait d’un revers de main les choix politiques du parti. Comme celui, courageux et risqué, de s’allier aux Benkiranistes, ou de faire de la construction démocratique une priorité. Un terme qui a disparu de la littérature des autres partis nationalistes.

“Le PPS véhicule l’image d’un parti indépendant, prêt à tout sauf à se faire diriger à distance grâce à la “télécommande”, pour reprendre le mot de Benabdallah”

Mehdi Michbal
Si l’on se fie à l’arithmétique, le PPS ne pèse (presque) rien sur la carte politique. Avec 12 sièges remportés en 2016, il fait partie des derniers de la classe et n’a même pas de quoi constituer un groupe parlementaire. Mais cela importe peu, ou pas du tout, quand on sait véhiculer l’image d’un parti…

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