Moulay Hassan, un futur “monarque révolutionnaire dans le monde arabe” pour Jeune Afrique

Jeune Afrique consacre la couverture de son édition du 6 mai aux 15 ans de Moulay Hassan. Dans cette “enquête exclusive”, l'hebdomadaire se penche sur l'apprentissage du “futur roi” du Maroc, photos du Palais royal à l'appui.

Par

DR

Moulay El Hassan, apprentissage d’un (futur) roi”. C’est le titre de l’enquête publiée par le magazine Jeune Afrique dans son édition du 6 au 12 mai, consacrée aux 15 ans du prince héritier. Sur six pages, l’hebdomadaire explique comment Mohammed VI prépare son fils, « désormais omniprésent sur la scène publique”, à lui succéder.

Commentant la photo prise en France de la famille royale au chevet du souverain, après son opération pour troubles du rythme cardiaque, le magazine relève “un détail significatif”: “C’est Moulay El Hassan qui tient la main du chef de famille”, assurant que “la complicité entre le roi et son prince saute aux yeux”. “Accolades, bises franches, regards emplis de tendresse, selfies sans apparat, rires et moments de connivence… Avec son fils, Mohammed VI n’est pas avare de démonstrations d’affection et tient à montrer avant tout qu’il n’est pas un papa comme les autres,” écrit encore Jeune Afrique.

Pas de concours de pilote en vue

Pour ce qui est de son éducation, JA explique que Mohammed VI “ne déroge pas à la façon de faire de Hassan II et Mohammed V”, même si “les enjeux ont changé, question d’époque”. Le prince héritier serait ainsi plus sensibilisé à l’écologie, alors que la “génération de son grand-père avait surtout été marquée par le colonialisme et les horreurs de l’occupation nazie”.

Si le quotidien Akhbar Al Yaoum avait assuré en avril dernier, que le prince s’apprêtait à passer un concours d’accès au collège royal préparatoire aux techniques aéronautiques de Marrakech, il n’en serait rien selon l’hebdomadaire panafricain. “Contrairement à ce qui a pu être dit (et écrit) récemment, Moulay El Hassan n’a nullement l’intention de préparer le concours d’entrée au collège de formation des pilotes de chasse. C’est une règle: la famille royale s’interdit de dépasser certaines limites, quelles que soient les passions personnelles”, lit-on.

Toujours selon Jeune Afrique, les élites du pays “se plaisent” déjà à dire que le futur roi est “éduqué pour devenir un monarque révolutionnaire dans le monde arabe”. Et “contrairement à son grand-père que tout le monde devait laisser gagner au tennis”, le prince “n’est pas habitué à la flagornerie”. Un camarade l’aurait “même blessé au pied il y a quelques années, sans toutefois subir de châtiment”.

article suivant

Efficacité des vaccins Covid-19 : la bataille des chiffres