Primes d’ancienneté, la vraie-fausse régularisation du Crédit du Maroc

Le scandale des primes d’ancienneté n’en finit pas de secouer 
le secteur bancaire. Alors que le Crédit du Maroc a effectué une régularisation sans pour autant se conformer à la loi, les procès pleuvent et se propagent à d’autres banques de la place

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La banque a annoncé une régularisation au 1er janvier 2018, mais ne se conforme toujours pas à la loi. Crédit: Toumi/ Telquel

Quatorze jours. C’est le temps qu’il a fallu à la direction du Crédit du Maroc (CDM) pour réagir après le séisme. Le 1er décembre 2017, TelQuel révélait que la filiale du groupe français Crédit Agricole ne respectait pas la loi en matière de primes d’ancienneté. Rappel des faits : cette prime obligatoire est déterminée par un barème fixé à l’article 350 du Code du travail, établissant les primes en fonction d’un pourcentage du salaire de base qui varie selon le nombre d’années d’activité. Nous avions constaté deux irrégularités sur les feuilles de paie du CDM : non seulement l’assiette prise en compte pour le calcul de la prime d’ancienneté était largement inférieure au salaire de base, mais également – et ce problème concerne tout le secteur bancaire -, le barème appliqué n’était pas celui du Code du travail,…

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4 juillet, 18h: 534 cas en 24 heures, 13 822 au total