Tout le monde donne des leçons de morale à longueur de journée, le moindre internaute est à la fois juge, fqih et espion

Par Réda Allali

Un ami de Zakaria Boualem s’est rendu la semaine dernière au Mali, dans la bonne ville de Segou, qui organisait un festival de musique et des rencontres autour du thème de l’architecture africaine. Précisons d’entrée qu’il s’agit d’un homme fiable, dont le témoignage est digne de confiance, et que nous appellerons Abdelmoughit Belfrit sans plus de formalité. Il a rapporté de cette contrée une information importante, qui a perturbé au plus haut point notre héros. Figurez-vous, les amis, que les habitants de Segou font la queue. Autrement dit, ils se placent les uns derrière les autres et forment une file rectiligne pour attendre leur tour lorsque les circonstances l’exigent. C’est un prodige que nous avons le plus grand mal à réaliser chez nous. Nous préférons nous agglutiner autour du point d’arrivée, ou former un poulpe géant en produisant des sousqueues qui se percutent forcément à un moment quelconque. Il faudrait une photo aérienne du péage de Bouznika aux heures de pointe pour illustrer cette chronique, mais les financiers de cet estimable magazine refusent de lâcher du budget pour un drone….

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