Education : Hassad nous explique sa méthode

Homme des dossiers difficiles, il a été choisi par Mohammed VI pour mettre fin au fiasco de l'éducation. Envoyé au tableau par TelQuel, il donne sa recette pour résoudre cette équation.

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Le ministre de l'Education Mohamed Hassad. Crédit : Rachid Tniouni

A l’annonce de la nomination du gouvernement, le 5 avril, certains noms créent la surprise. Parmi eux, Mohamed Hassad. Technocrate jusqu’au bout des ongles, le très réservé ministre de l’Intérieur se trouve ainsi propulsé à la tête d’un département unanimement montré du doigt, celui de l’Education nationale, auquel vient se greffer également le ministère de l’Enseignement supérieur. C’est d’autant plus surprenant que le haut commis de l’Etat enfile pour la première fois de son parcours une casquette politique prêtée à la va-vite par le Mouvement Populaire. “Hassad est un ingénieur compétent (…) Et je trouve que nommer un non-partisan à la tête du ministère de l’Education est une très bonne chose (…) l’Enseignement a besoin de durée, de cohérence et de continuité”, nous expliquait, au lendemain de la nomination de Hassad, l’intellectuel Driss Khrouz, balayant certaines critiques sur le choix d’un ancien ministre de l’Intérieur à la tête de l’Education nationale. Fidèle à sa discrétion, Hassad, tout en faisant chaque semaine la Une des journaux, continue de fuir la presse tant que faire se peut.

Le 30 août, après maintes négociations avec son cabinet, le ministre accepte enfin de nous recevoir. Objet de la rencontre : la réforme du système éducatif dont il a annoncé les contours fin juin au parlement. Et surtout sa recette pour réussir là où tous ses prédécesseurs se sont cassé les dents. A priori favorable à l’exercice, Hassad laisse entendre tout de go que l’attention doit être portée davantage sur la réforme que sur sa personne. “Je n’aimerais pas que l’on dise que je porte seul cette réforme”,  lance-t-il, son équipe nous suggérant au passage d’illustrer l’article non avec sa photo mais avec celle d’un établissement scolaire. Il est aisé de deviner notre réponse, d’autant que l’état de nos établissements scolaires est, c’est le moins que l’on puisse dire, loin d’être reluisant.

Son seul guide, le roi

Trêve de tractations, place à l’entretien. Quid donc de l’état de notre école ? Classes surchargées, établissements délabrés, déperditions élevées, faible maîtrise des langues, perte des valeurs enseignées à l’école, enseignants peu formés ou dépourvus de vocation… Bref, les tares sont si nombreuses qu’elles valent au Maroc d’être classé par l’Unesco parmi les vingt-cinq pays les moins avancés en termes d’éducation. Une situation catastrophique, avons-nous résumé. Hassad s’inscrit en faux : “Sincèrement, le terme catastrophique est un peu exagéré. Beaucoup de choses ont été faites, comme par exemple la généralisation de l’enseignement, qui est un acquis. Ensuite, dans le système marocain, public ou privé, il y a sept millions d’élèves qui vont tous les jours à l’école, peut-être avec une qualité qui n’est pas toujours au rendez-vous, mais ils vont à l’école”, nuance-t-il, en se lançant dans une série de comparaisons. “Quand on est défaillant, il faut comparer la situation avec ce qui existe ailleurs. Aujourd’hui, on a 250 000 élèves qui quittent l’enseignement. 100 ou 120 000 en France. Au Maroc, 40 % des étudiants décrochent au premier semestre. En France, c’est 25 % durant la première année. Chez nous, c’est la proportion qui est critiquable”, soutient le ministre de l’Education. Dit sans fioritures, “le système n’est pas catastrophique et il n’est pas à 100 % irréprochable”, soutient Hassad. Pour lui, “la bataille de la quantité a été gagnée. Reste celle de la qualité”. C’est le défi de la nouvelle réforme qui apporterait quelques traitements au corps malade de l’éducation nationale. Les priorités du ministre : les conditions de travail des enseignants et la qualité de l’enseignement.

Dans quels référentiels la réforme puise-t-elle sa source ? Des instructions royales, de la Vision stratégique de la réforme 2015-2021 et du plan gouvernemental 2016-2021, avait précisé Mohamed Hassad fin juillet en détaillant son plan d’action. Pas besoin d’être devin pour comprendre que les instructions royales priment sur le reste. “S’il n’y a pas de volonté politique claire d’aller vers la réforme de l’enseignement, rien ne peut se faire. La volonté politique claire, c’est Sa Majesté qui l’incarne”, nous répond l’ancien locataire du ministère de l’Intérieur. Trois jours après sa nomination, Mohammed VI appelle le nouveau ministre. Fait inhabituel : la conversation dure trois heures. “Sa Majesté m’a donné des orientations claires, qui constituent pour moi des références”, nous confie notre hôte. Les principales instructions gravitent autour des conditions de travail “qui doivent être irréprochables” et l’amélioration de la qualité de l’enseignement. Ce n’est pas un hasard si Hassad en a fait ses priorités. “Je suis très à l’aise maintenant (…) C’est pour moi la référence principale, le reste doit s’y adapter. C’est cela qui me donne la force pour travailler”, se félicite l’ancien wali de Tanger, décoré du wissam Al Arch de l’ordre d’officier. C’est que le roi fait de l’éducation “la deuxième priorité, après la cause nationale. Il l’a dit dans un discours. Et c’est une chance que d’avoir quelqu’un que tout le monde suit lorsqu’il donne une orientation”, s’enorgueillit-il.

Ecole pas très classe

Sitôt nommé, le ministre se penche déjà sur les dossiers chauds. Pendant un mois, il sillonne le Maroc pour constater de visu l’état des établissements scolaires. “Sur le papier, j’avais l’impression que tout était bien, que les indicateurs étaient bons. Je leur disais, maintenant on va voir sur le terrain. Et sur le terrain, on découvre autre chose”, déplore Hassad, qui dit avoir été tristement surpris par l’état d’insalubrité du premier établissement visité à Khémisset. “Les bâtiments étaient délabrés, les vestiaires cassés, les allées dans un état lamentable, comme le mobilier. Côté matériel de sport, il n’y avait même pas de ballon. Quand vous êtes en présence de cette situation, vous perdez 50 % de la volonté de l’élève”. Idem lors d’une visite en mai au lycée Ibn Batouta à Médiouna. “Il y avait de la terre jaunie devant l’entrée. Le ministre s’est sali les chaussures, ce qui l’a fâché. Il a ensuite regardé la porte d’entrée et les graffitis sur les murs et a demandé si c’était une école ou une prison”, nous raconte un témoin de la visite. Autre tare et non des moindres, selon Hassad : l’aspect vestimentaire des directeurs. “Les tenues sont parfois déplorables. Je ne leur fais pas bien entendu la remarque pour ne pas les vexer, mais quand vous êtes bien habillé, l’élève vous respectera plus”, fait remarquer le ministre, un brin désabusé. “Mais j’ai également rencontré lors de mes études sur le terrain, des directeurs d’établissements avec une tenue vestimentaire irréprochable, dynamiques et totalement engagés”, tient à nuancer Hassad. Et de conclure que la déresponsabilisation des directeurs l’a conduit au triste constat “qu’il n’y a plus de hiérarchie pour contrôler le système”. Le polytechnicien explique qu’il “faut remettre le pouvoir entre les mains des directeurs en leur donnant les moyens, tant que faire se peut”. Mais les conditions de travail ne se limitent pas aux petites retouches et autres rafistolages. Selon le rapport de la Cour des comptes, 2,2 millions d’élèves (sur sept millions) évoluent dans des classes surpeuplées. Dans son plan d’action, le ministre a promis de réduire le nombre d’élèves à 30 en première et deuxième années du primaire et à 34 pour les autres niveaux. Le tout en ayant déjà recruté 24 000 nouveaux enseignants. “La qualité, c’est avoir des établissements au moins propres. Cela englobe aussi l’entretien des établissements scolaires, du mobilier, de la tenue vestimentaire des enseignants et des élèves, ainsi que le désencombrement des classes. En partant du principe qu’aucun travail sérieux ne peut être fait si vous avez une classe de 50 élèves, des tables ou des fenêtres cassées. Tout cela est nécessaire mais naturellement ça reste insuffisant, le plus gros du travail doit se faire au niveau de l’amélioration des apprentissages des élèves et, pour ce faire, je compte beaucoup sur les enseignants. D’ailleurs, la qualité est l’un des principaux fondements de la vision stratégique 2015-2030 élaborée par le Conseil Supérieur de l’Education, la Formation et la Recherche Scientifique et nous en faisons également une priorité majeure,” explique Mohamed Hassad d’un ton déterminé.

Les langues d’abord

L’autre talon d’Achille de l’école marocaine, ce sont les langues. En février 2015, le prédécesseur de Mohamed Hassad, Rachid Belmokhtar, tirait déjà la sonnette d’alarme à la Chambre française de commerce et d’industrie du Maroc : “Trois maux de l’école marocaine révèlent cette situation critique : les bases de connaissance, les seuils de passage et la maîtrise des langues (…) Après quatre ans passés à l’école primaire, la majorité des enfants ne savent ni lire ni écrire.” D’abord le niveau de maîtrise de l’arabe, la langue officielle du pays. “On abandonnera l’enseignement de l’arabe selon la méthode globale au profit d’une méthode plus didactique en partant de l’alphabet”, nous explique Hassad. En découvrant cette “méthode globale”, le ministre a perdu son latin, s’étonnant, en juin dernier, devant les anciens étudiants de HEC de son utilisation : “En arabe, il n’y a même pas de voyelles, comment voulez-vous apprendre à lire aux enfants avec la méthode globale ?” Dès la rentrée, une méthode plus souple sera adoptée.

Qu’en est-il du français, l’autre parent pauvre de l’enseignement public ? Là encore, une réforme majeure sera opérée dès septembre : l’enseignement se fera désormais à l’oral dès la première année du primaire. “Il s’agit d’un apprentissage suivant la vie quotidienne des enfants, qui doivent apprendre des phrases simples, partant de ce qu’il se passe autour d’eux. En clair, des éléments qui leur permettent de parler le français au quotidien dès la première année”, nous apprend Hassad. L’enseignement des mathématiques devra de surcroît être accompagné de l’apprentissage de leur lexique en français.

Quid de la place de la darija ? “Le débat n’est pas du tout d’actualité, il a été lancé hors de l’école et du système éducatif, il doit y rester, il a été très mal engagé. On aurait pu parler d’un arabe simplifié, mais pas de darija. Le débat a été pollué. Nous ne serons pas entraînés dans ce débat-là”, déclarait en juin le ministre de l’Education nationale devant les anciens étudiants de HEC.

Côté manuels scolaires, une révision est prévue dès la rentrée 2018-2019. Laquelle révision touchera les première, troisième et cinquième années du primaire, avant de s’étendre aux autres niveaux. Idem pour l’enseignement secondaire à partir de 2019. Que compte changer Hassad dans les manuels scolaires ? “Je ne peux pas répondre à votre question pour l’instant, pour la simple raison que personne ne peut y répondre aujourd’hui. Les spécialistes vont essayer de toucher le maximum d’enseignants pour en discuter”, rétorque-t-il, encore laconique pour le moment.

Une seule chose est sûre, il y a urgence. “Tout le monde admet que le programme ne doit pas être figé, c’est-à-dire qu’il doit y avoir un changement d’ici trois à cinq ans. Nous, on n’a rien changé depuis 2002”. Soit depuis le lancement de la Charte nationale de l’éduction et de la formation.

Donner le goût d’enseigner

Les profils recrutés dans l’éducation sont dépourvus de vocation pour l’enseignement et n’ont d’autre objectif, pour la majorité, que de s’assurer un travail dans la fonction publique. La sentence est de la Banque Mondiale, qui a souligné ce fait dans son récent rapport sur le Maroc. Un membre du Conseil supérieur de l’éducation, de la formation et de la recherche scientifique (CSEFRS) abonde dans ce sens : “La priorité, c’est la formation des enseignants. Si on ne fait pas ça, la réforme de l’éducation ne mènera à rien.” Voilà qui est clair. Mohamed Hassad l’admet sans peine, mais l’équation est loin d’être aisée : “Comment former 250 000 enseignants ?” Le regard fixe, l’ingénieur fait un calcul mental et nous fait la démonstration du casse-tête chinois : “Si je me dis que je vais prendre 250 000 enseignants en les formant dix jours par an, cela fait 2,5 millions de journées de formation. Tout de suite, on est dans l’impasse.” Faute de mieux, Hassad opte, de guerre lasse, pour un pis-aller : “On va commencer par des séances de discussion et non des séances de formation sur l’apprentissage. Deux ou trois jours par an, comme des séminaires, et c’est ainsi qu’on va dégager les insuffisances (…) Il n’est probablement pas nécessaire de former nos 250 000 enseignants.”

Une main de fer dans un gant de velours. C’est ainsi que l’on peut résumer la touche Hassad à la tête de l’éducation nationale. A peine arrivé, il suspend plusieurs cadres soupçonnés d’irrégularités de gestion relatives au plan d’urgence 2009-2012. “La défaillance peut être le fait de l’incompétence, de l’insouciance, comme cela peut être le fait d’autre chose. La difficulté est là : comment prouver que c’est par intérêt qu’on n’a pas vérifié, par exemple, la conformité d’un matériel. Seules les enquêtes policières et judiciaires peuvent élucider ces affaires. Mais une série de fautes de ce genre, c’est une faute grave. C’est pour ça que des personnes ont été suspendues”, justifie-t-il.

Autre point : les fermetures des écoles publiques, dont le nombre est estimé à 200 depuis 2008, notamment à Casablanca et Rabat. “Ce sont des établissements où il n’y avait plus de nouvelles inscriptions”, répond Hassad, qui promet qu’aucune autre “fermeture n’aura lieu”. Le sort des établissements déjà fermés ? “Je le dis d’une manière claire : il n’est pas question, contrairement à certaines rumeurs, de céder ces établissements au privé. Ils vont rester des biens publics, qu’on mettra en priorité à la disposition de l’éducation ou de la formation professionnelle. On est en train de travailler sur ça”, tranche notre interlocuteur d’une voix sûre.

Gouverner, c’est pourvoir

Mais une des plus grandes nouveautés est le choix de replacer l’école au centre de la réforme. C’est que, par le passé, une fois la réforme élaborée, le ministère confiait son accompagnement et son élaboration à un cabinet externe. Une démarche peu pertinente au vu du bilan du système éducatif. “On a coutume de dire que les stratégies descendent d’échelle en échelle et s’arrêtent à la porte de l’école. Or, la réforme doit se passer d’abord à l’intérieur de l’école”, précise le ministre. Changement de méthode aussi au sujet des réformes polémiques, comme les langues, passant outre le dilemme idéologique qui a agité Abdelilah Benkirane et ses adversaires lors du précédent gouvernement. Tout comme Hassad enterrera le décret concocté par l’ancien ministre de l’Enseignement supérieur, Lahcen Daoudi, qui ouvrait le champ à la création de onze écoles polytechniques. La rupture est dure pour les islamistes et a déplu à Abdelilah Benkirane. “Qu’on m’explique comment Ssi Hassad, sitôt devenu ministre de l’Education, prend ainsi de grandes décisions (…) En tant que ministre de l’Education, vous avez d’autres choses à faire”, s’emportait-il en avril dernier devant ses troupes.

Comment mener une réforme aussi ambitieuse avec des moyens limités ? “J’ai visité hier [le 29 août] une école à Beni Mellal qui a été totalement transformée avec une enveloppe de 180 000 dirhams. Et d’autres écoles avec seulement 50 000 dirhams”, se félicite-t-il, agréablement surpris du résultat. Et de poursuivre : “On ne peut pas dire que les moyens soient disponibles à 100 %, mais on ne peut pas dire non plus qu’il n’y a pas de moyens. Je souris quand les gens me disent qu’il n’y a pas de moyens, car c’est la façon la plus paresseuse qui soit. Moi non plus je n’ai pas de moyens, mais je vais les chercher. Je n’obtiens pas ce que je veux, et c’est normal, mais j’ai quelque chose pour travailler.”

40 % des étudiants quittent l’enseignement supérieur dès le premier semestre. Et parmi les 100 000 étudiants qui quittent chaque année, seuls 20 % suivent des formations professionnalisantes (médecine, ingénierie, etc.). “80 000 restent dans les généralités : histoire-géo, sciences humaines, lettres…”, regrette Hassad. Résultat : très peu d’étudiants arrivent à se frayer un chemin sur le marché du travail. “En ce qui concerne l’enseignement supérieur, il y a un grand problème, c’est le manque d’enseignants. Il y a aussi un problème de moyens qu’on essaie de rattraper (…) Mais je préfère trouver les moyens avant d’en parler”, botte-t-il en touche. Ce qui est sûr, c’est que “tout le monde est convaincu que notre système d’enseignement supérieur est presque obsolète. Syndicat des enseignants du supérieur, enseignants, présidents des universités, doyens, tout le monde est d’accord. Il faut qu’on imagine autre chose, ce ne sera pas facile de changer de programme, de permettre l’adaptation des enseignants, de trouver les moyens pour réaliser tout cela… Mais il faut qu’on fasse cette rupture”, promet le ministre de l’Education nationale.

 

Préscolaire. Pas un jeu d’enfants

Généraliser le préscolaire aux enfants de quatre ans, c’est l’objectif que se fixe le ministère de l’Education nationale sur dix ans. Ce n’est pas une sinécure. “Le taux moyen de préscolarisation à ce niveau reste faible : 59,7 % en 2012-2013 et n’a pas évolué depuis 2005-2006, malgré la forte volonté du gouvernement pour la généralisation du préscolaire pour les enfants de 4 à 5 ans (…) Plus que cela, il a connu une régression très importante de plus de 10 %”, note un rapport élaboré en 2014 par le cabinet Global Education et Formation. Géré essentiellement par le privé ou le ministère des Habous et des Affaires islamiques, le secteur échappe de surcroît au contrôle du département de Mohamed Hassad. A ce jour, il n’existe ni cadre ni référentiel propres au préscolaire. Le ministre de l’Education se donne ainsi un an pour établir ce cadre valable au niveau national, en collaboration avec le ministère des Habous.[/encadre]

Instruction. La croissance en jeu

Chaque élève qui quitte l’école, c’est un humain qui est perdu, répète Mohamed Hassad. Soulignée dans de nombreux documents nationaux et internationaux, l’érosion des élèves est alarmante au Maroc. Un fait que vient à nouveau de relever la Banque Mondiale dans son dernier rapport sur le royaume : “Calculé pour la population âgée de 25 ans et plus, le nombre moyen d’années de scolarisation (au Maroc, ndlr) se situait à 4,4 ans en 2013.” Le royaume fait piètre figure devant les pays arabes, dont la moyenne s’établit à 6,3 ans. Et ce n’est pas tout. En mathématiques, en lecture ou en sciences, le Maroc est “parmi les derniers dans la région MENA”, selon les évaluations internationales des écoliers marocains. “Pour maintenir ou accélérer sa croissance à long terme – a fortiori pour converger vers les pays d’Europe du sud – le Maroc n’a pas d’autre choix que d’augmenter sa productivité, donc le niveau d’éducation de sa population”, préconise le rapport de la Banque Mondiale. Pas d’éducation, pas de croissance ![/encadre]

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