L'Espagne pourrait rouvrir une enquête pour génocide contre Brahim Ghali

La justice espagnole compterait rouvrir une enquête pour génocide contre Brahim Ghali, le chef du Front Polisario. Ce dernier est annoncé en Espagne les 18 et 19 novembre pour assister à une conférence.

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Crédit: AFP
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L’Espagne veut rouvrir l’enquête sur l’accusation de génocide qui pèse sur Brahim Ghali, le nouveau secrétaire général du Front Polisario et président de l’autoproclamée RASD. Le juge José de la Mata, chef de la Cour centrale de l’instruction n°5, a émis un ordre le 8 novembre pour que la police identifie et recueille des données sur Brahim Ghali avant le vendredi 11 novembre, selon le média espagnol El Diario. Une demande justifiée par la visite de Ghali en Espagne les 18 et 19 novembre, à l’occasion de la Conférence internationale de soutien et de solidarité avec le peuple sahraoui, détaille le média espagnol. La conférence devrait se tenir dans les locaux du Parlement catalan.

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Le juge espagnol souhaite disposer d’informations complètes sur le responsable du Front Polisario afin de  déterminer s’il s’agit effectivement de celui qui a fait l’objet d’une plainte introduite en Espagne pour génocide. Le magistrat a également demandé à être informé de la date de sa venue et du lieu où il se trouvera sur le territoire espagnol le jour de la Conférence. Enfin, José de la Mata désire obtenir les détails de l’« institution ou des institutions qui organisent la Conférence internationale avec le peuple sahraoui et veut savoir si cette conférence est organisée à l’initiative du gouvernement de l’Espagne ou d’une organisation internationale dont l’Espagne est partie avec le consentement du gouvernement espagnol », explique El Diario.

La plainte contre le président de l’autoproclamée RASD a été déposée en 2008 par les victimes et les membres de l’Association sahraouie des droits de l’homme pour génocide, notamment « assassinat, agression, détention illégale,  terrorisme, la torture et les disparitions » contre 25 membres du Front Polisario et trois officiers de l’armée algérien. Ghali, qui occupait au moment du dépôt de la plainte le poste d’« ambassadeur » au sein de la représentation du Polisario à Madrid, a dû quitter l’Espagne sans délai. Il occupera ensuite le poste d’ambassadeur du Front à Alger avant d’être nommé à la tête du secrétariat politique du Polisario, en mai 2016.

 

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