La militante Wafaa Charaf en grève de la faim

La militante de l’AMDH Wafaa Charaf, emprisonnée pour mensonges et diffamation, explique ses conditions de détention dans le journal L’Humanité.

Par

Wafaa Charaf lors d'une manifestation du mouvement du 20 février
Wafaa Charaf lors d'une manifestation du mouvement du 20-Février. Photo : DR

Wafaa Charaf a entamé le 8 juillet une grève de la faim « préventive » de 48 heures. C’est ce qu’elle annonce dans une lettre publiée dans le journal français L’Humanité. La jeune militante de l’Association marocaine des droits humains (AMDH) et du Mouvement du 20 février est détenue à la prison civile de Tanger.

Regarder aussi : Reportage. Être prisonnière à Oukacha

Dans sa lettre, Wafaa Charaf dénonce des conditions de détention « rétrogrades » et « inhumaines ». Elle parle d’agressions physiques, de privation des visites, du manque de soins et de la surpopulation carcérale. La militante des droits de l’Homme explique qu’en plus des gardiens, le directeur de la prison lui-même serait coupable d’agressions et d’insultes violentes.

Lire aussi : Prisonsmaroc.org, le site qui sensibilise aux droits des prisonniers

Wafaa Charaf a été condamnée à deux ans de réclusion pour mensonges et diffamation. La jeune fille de 26 ans affirme avoir été kidnappée par deux inconnus alors qu’elle rentrait d’une manifestation de soutien à des travailleurs de Tanger. Ils lui auraient bandé les yeux et l’auraient entraînée dans un véhicule, avant de la passer à tabac et de la menacer de disparition.

La jeune femme est notamment soutenue par Amnesty international, qui a lancé une pétition demandant sa libération. Une campagne de soutien dénoncée par le ministre de la Justice qui estime qu’elle « s’inscrit dans le cadre de l’orientation générale de l’organisation à savoir livrer une image négative de la situation des droits de l’Homme dans le Royaume ».

Lire aussi : Le Maroc mène-t-il vraiment une « politique systématique » contre la torture ?

 

article suivant

Affaire Omar Raddad : nouvelle requête en révision déposée jeudi après des découvertes ADN