Baccalauréat: l’étrange silence de Rachid Belmokhtar

Convoqué au parlement pour expliquer la fuite d’un examen du baccalauréat le ministre de l’Éducation nationale s’est terré dans un quasi-silence long de quatre heures.

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Rachid Benmokhtar. Crédit: Rachid Tniouni
Rachid Benmokhtar. Crédit: Rachid Tniouni

La salle était comble au parlement pour entendre Rachid Belmokhtar. Le ministre de l’Éducation nationale était présent à l’hémicycle après avoir été convoqué par la commission de l’Enseignement, de la culture et de la communication à la Chambre des représentants. La fuite de l’examen de mathématiques du baccalauréat était le sujet principal de cette rencontre tenue le 22 juin.

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Le passage de Rachid Belmokhtar au parlement a duré environ quatre heures. Un laps de temps durant lequel le ministre n’est intervenu qu’à une seule reprise : « L’enquête (visant à retrouver les responsables des fuites de l’examen, ndlr) est toujours en cours ».

Le responsable de l’Éducation a ensuite donné la parole à Mohamed Sassi, directeur du Centre national de l’évaluation et des examens. Ce dernier s’est livré à une présentation PowerPoint durant laquelle il a dressé un bilan chiffré de l’examen du baccalauréat : 1 600 centres d’examens, 3 066 cas de triche recensés, 40 000 correcteurs, 500 000 candidats, 3,5 millions de copie.

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Selon le directeur du Centre national de l’évaluation et des examens, le ministère de l’Éducation avait l’habitude de maîtriser la tricherie lors de l’examen baccalauréat, mais « les techniques de triche se sont développées ». Mohamed Sassi a appelé à la mise en place d’un système de brouillage couvrant les centres d’examen.

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Intervenant lors de cette réunion, le président du groupe parlementaire du PJD, Abdellah Bouanou, a réclamé l’institution d’une commission interministérielle chargée de la conception des examens du baccalauréat. À l’issue des travaux de la commission, aucune date n’a été fixée pour un futur passage de Rachid Belmokhtar devant les parlementaires.