PJD: «La darija est une atteinte à la souveraineté linguistique du Maroc»

Dans un communiqué publié le 21 février, le PJD exprime son refus catégorique que la darija intègre le système éducatif.

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Selon la DEPF, les causes des failles du système scolaire seraient à chercher dans l'environnement socio-économique./Crédit : Yassine Toumi

A quelques semaines de la remise au roi du rapport du Conseil supérieur de l’éducation (CSE), le parti de la justice et du développement (PJD) a publié lors de la conférence politique mensuelle du parti consacrée cette fois-ci à la réforme de l’enseignement et de la formation, un communiqué dans lequel il s’attaque aux personnes qui proposent l’utilisation de la darija comme langue d’enseignement dans le préscolaire. « Le PJD rejette les différentes campagnes qui s’orientent vers l’enseignement de la darija. Ces campagnes visent à limiter les deux langues nationales [amazigh et arabe] pour ouvrir le champ à l’hégémonie des langues étrangères », indique le document.

L’anglais, bientôt première langue étrangère parlée par les Marocains ?

Interpellant Omar Azziman, président du CSE, sur la problématique des langues d’enseignement, le parti de la lampe estime que « les piliers devant encadrer la réforme du système de l’enseignement avec tous ses volets (politiques, institutionnels et linguistiques) doivent trouver leurs sources dans la constitution adoptée par le peuple marocain, surtout en ce qui concerne la souveraineté linguistique ».

De même, le PJD souhaite que « la langue arabe continue à être la langue d’enseignement à tous les niveaux » et souhaite que la langue amazighe puisse être « développée afin qu’elle soit intégrée à part entière dans l’enseignement ».

Lors de cette conférence, le chef du gouvernement a également insisté sur un renforcement de l’enseignement des langues étrangères doivent être enseignées: il souhaite ainsi que l’anglais devienne la première langue étrangère parlée par les Marocains, devant le français, en raison des défis actuels. Une proposition qui est étudiée en ce moment au sein du CSE« Nous nous sommes concertés au sein de la commission pour adopter l’anglais comme première langue stratégique. Ce choix appuyé par plusieurs personnes a été pris en fonction de l’importance de cette langue actuellement dans le monde », nous avait ainsi confié Noureddine Ayouch, un des membres de cette commission, le 3 février dernier.

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