Le PSU «ne veut pas de Blaise Compaoré au Maroc»

L'exil au Maroc de l'ex-président burkinabè Blaise Compaoré n'est pas du goût de certains partis politiques, à l'instar du PSU, le Parti socialiste unifié.

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Blaise Compaoré , l'ex-président du Burkina Faso
Blaise Compaoré , l'ex-président du Burkina Faso. Crédit : AFP

Déjà indésirable en Côte d’Ivoire où il s’était réfugié après sa démission, l’ex-président du Burkina Faso Blaise Compaoré, en exil au Maroc depuis le 21 novembre dernier, ne serait également pas le bienvenu dans le royaume. Certains partis politiques − de gauche − ne veulent pas l’ex-homme fort du Burkina Faso sur le territoire et le font savoir. C’est le cas du parti d’extrême gauche Annahj Addimocrati et du Parti socialiste unifié (PSU). Les autres partis ne se sont pas exprimés sur le sujet.

Contactée par Telquel.ma, Nabila Mounib, la secrétaire générale du PSU a exprimé son refus de voir le Maroc « complice d’un despote » :

Nous ne voulons pas d’un despote déchu au Maroc. Nous sommes solidaires avec le peuple burkinabè et nous ne voulons pas de l’homme qui a pillé les richesses du Burkina et commis des crimes à sa tête. 

Le Maroc, terre d’accueil pour despotes ?

Le Maroc a déjà accueilli par le passé des responsables politiques rejetés par leur pays comme le Shah d’Iran Mohammad Reza Pahlavi, Mobutu Sese Seko l’ancien président de l’ex-Zaïre (actuelle République démocratique du Congo). De même, des rumeurs font état de l’arrivée prochaine d’Ali Abdallah Saleh, le président yéménite déchu, rappelle Nabila Mounib. Or, elle estime que faire du Maroc une terre d’exil pour des politiques despotes ne reflète pas l’image d’un Maroc qui aspire à la démocratie :

Nous ne voulons pas de cette image d’un Maroc terre d’exil pour les présidents despotes rejetés par leurs peuples. Le Maroc est un pays qui aspire à la démocratie, un pays ouvert sur le monde, sur l’amitié entre les peuples et ces individus n’y ont par leur place. Nous pensons que leur place se trouve devant la Cour internationale de justice.

Pour rappel, Blaise Compaoré, 63 ans, a été chassé par des manifestations populaires le 31 octobre dernier. Après 27 années de « règne », il voulait réviser la Constitution afin de se maintenir au pouvoir.

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