Benkirane promet le soutien du Maroc à la Tunisie

Une trentaine de chefs de gouvernement et de hauts responsables dont Abdelilah Benkirane, ont fait le déplacement à Tunis, à l’occasion de la conférence internationale « Investir en Tunisie : Start-up Democracy ».

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Mehdi Jomaa s'entretient avec Abdelilah Benkirane.
Mehdi Jomaa s'entretient avec Abdelilah Benkirane. Crédit : Tarek Bouraque.

Une présence internationale remarquée

Le Tunisie «  se révèle sous un autre visage, son vrai visage : une terre de potentialité, une terre de promesses, une terre d’opportunités, en un mot une terre d’avenir  », a déclaré le chef du gouvernement tunisien, Mehdi Jomaa devant une trentaine de chefs de gouvernement, de ministres et de hauts responsables des pays du Maghreb, d’Europe, des États-Unis, d’Afrique et des pays du Golfe ainsi que des représentants du FMI, de la Banque européenne d’investissement, de la Banque africaine de développement, de l’Union européenne ou encore de la Banque mondiale.

Dans un contexte de transition toujours fragile, cette manifestation, co-organisée avec la France, était l’occasion pour les autorités tunisiennes de redonner confiance aux « entreprises locales et étrangères » en leur démontrant que le pays est une destination sûre pour les investissements.

Le Maroc prêt à investir en Tunisie

Intervenant à la conférence, le chef du gouvernement marocain Abdelilah Benkirane a tenu à saluer les efforts de la Tunisie, relevant que le pays était «  parvenu, via un consensus national, à surmonter une étape périlleuse et à préserver sa stabilité ». Une réussite qui impose à la communauté internationale de soutenir le pays pour affermir sa sécurité, promouvoir son développement économique et ainsi donner la preuve d’une « véritable amitié  ».

Mehdi Jomaa s'entretient avec Abdelilah benkirane Photo - Adeline Bailleul

Mehdi Jomaa s’entretient avec Abdelilah benkirane. Crédit : Adeline Bailleul

La veille, M. Benkirane s’était entretenu avec le chef du gouvernement tunisien provisoire Mehdi Jomaa sur l’expérience du Maroc et de la Tunisie dans le domaine des réformes structurelles. Lors de cette rencontre qui s’est déroulée, en présence, côté marocain, de MM. Mohamed Boussaïd, ministre de l’Économie et des finances, Nabil Benabdallah, ministre de l’Habitat et de la politique de la ville et Mohamed Faraj Doukkali, ambassadeur du Maroc à Tunis, et du côté tunisien, de MM. Hakim Ben Hammouda, ministre de l’Économie et des finances et Hadi Larbi, ministre de l’Équipement, de l’aménagement territorial et du développement durable. Les deux parties ont convenu de « multiplier les contacts et d’échanger les expériences au service des intérêts communs des deux pays  », a fait savoir M. Benkirane.

Lors de ce grand rendez-vous, les autorités tunisiennes ont ainsi misées sur la présentation aux investisseurs de 22 grands projets à venir dans les secteurs des nouvelles technologies, de l’énergie renouvelable, de l’industrie, du tourisme et du commerce.

La question du terrorisme

Si la situation économique de la Tunisie était à l’ordre du jour, la question du terrorisme n’est pas passée inaperçue. « Le succès de la Tunisie sera l’échec du terrorisme », a martelé le chef du gouvernement marocain.

« La Tunisie a vacillé mais elle a su surmonter les crises. La bataille contre le terrorisme n’est pas terminée. La meilleure réponse face à la violence et face au terrorisme c’est votre quête pour la démocratie et les libertés  », a déclaré pour sa part le Premier ministre français, Manuel Valls.
Le Premier ministre algérien, Abdelmalek Sellal, a quant à lui affirmé « continuer l’action de coordination avec la Tunisie pour éradiquer le terrorisme et restaurer la stabilité. »

La Tunisie se place en 87e sur 144 dans le classement mondial de la compétitivité établi chaque année par le Forum Économique Mondial. Elle a ainsi perdu 4 places en seulement un an. Un mauvais résultat qui s’expliquerait, d’après ce rapport, par les lourdeurs administratives tunisiennes, l’instabilité politique et législative ou encore la corruption, ainsi que les récents événements qui ont marqué le pays et l’insécurité qui règne dans certaines régions.

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