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Les "familles aisées" devront participer aux frais de scolarité dans les universités publiques

Université de Fès Crédit: AFP
Les "familles aisées" devront participer aux frais de scolarité dans les universités publiques
décembre 28
12:58 2017
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Le gouvernement met en pratique les recommandations du Conseil supérieur de l'éducation en préparant une loi qui imposera aux "familles aisées" la participation aux frais de scolarité à l'université et au secondaire qualifiant.

Le secrétariat général du gouvernement a bouclé son projet de loi-cadre n°51.17 sur la réforme du système d'éducation et la recherche scientifique. Le texte a été élaboré après la publication par le Conseil supérieur de l'éducation, de la formation et de la recherche scientifique d'un avis sur la nécessité de réformer le système éducatif, pour une "école égalitaire et de qualité".

La future loi ouvre la voie à la fin de l'école gratuite, en instaurant l'obligation pour les plus fortunés de contribuer au financement du système éducatif.

L'article 42 du projet de loi dispose que "l'État poursuit ses efforts de mobilisation des ressources et de garantie des moyens nécessaires pour financer le système éducatif, de formation et recherche scientifique".

Le même article ajoute que l'État doit "diversifier" ses sources de revenus, notamment en rendant effectif le principe de la "solidarité nationale et sectorielle", et ce à travers une participation de toutes les parties concernées, notamment "les familles aisées".

L'article 45 insiste sur le principe de "l'égalité des chances", et l'instauration d'une participation financière "progressive" aux frais de scolarité. En premier lieu, ces frais devraient s'appliquer aux établissements de l'enseignement supérieur, puis s'étendre aux établissements d'enseignement secondaire qualifiant. Une loi organique précisera les notions de "niveau de revenu" et "capacité de paiement" .

Le projet de loi instaure aussi la scolarisation obligatoire pour les Marocains âgés de 4 ans à 15 ans. Cette obligation est de la responsabilité de l'État, de la famille et de tout tuteur légal de l'enfant en âge d'aller à l'école.

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Charki Lahrach/Telquel arabi

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