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Sept adolescentes marocaines condamnées pour terrorisme

Crédit: AFP
Sept adolescentes marocaines condamnées pour terrorisme
juillet 21
15:16 2017
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Un tribunal antiterroriste a condamné sept adolescentes âgées de 15 à 17 ans à des peines de prison ferme allant de 2 à 5 ans.

Reconnues coupables d’avoir "formé un groupe pour préparer et mener des attaques terroristes", sept adolescentes ont été condamnées par un tribunal antiterroriste, rapporte la MAP ce jeudi. La principale accusée, chez qui les autorités avaient saisi plusieurs produits chimiques utilisés dans la fabrication d’explosifs, a été condamnée à cinq ans de prison. Trois autres ont écopé de quatre ans, deux à trois ans. La dernière a été condamnée à deux ans, d’après la même source.

Les jeunes filles faisaient partie d'une cellule terroriste composée de 10 femmes, réparties dans plusieurs villes du Royaume. L'organisation, démantelée fin 2016, était chargée du recrutement et de l’entraînement de femmes devant renforcer les rangs de Daech.

Le Bureau central des investigations judiciaires (BCIJ) avait dévoilé plusieurs éléments sur le parcours des jeunes filles récemment condamnées lors de leur arrestation en octobre 2016. L’une d'entre elles est la sœur de deux jihadistes qui ont rallié la zone de combat à la frontière syro-irakienne. Une autre a été présentée comme la sœur d’un combattant de Daech décédé.

Certaines de ces jeunes filles se seraient même "mariées virtuellement" (via Internet) avec des jihadistes. Pour Abdelhak Khiyam, patron du BCIJ, "ces jeunes filles [ont fait] l’objet d’endoctrinement et [ont été] influencées par leur environnement".

Essayant de se procurer des produits utilisés dans la fabrication de ceintures explosives, les suspectes avaient prévu de commettre des attentats-suicides dans plusieurs zones sensibles et notamment durant les élections législatives du 7 octobre dernier.

D’après le patron du BCIJ, ces femmes avaient "prêté allégeance à Daech, documents à l’appui, et sont entrées en contact direct avec l’organisation". Abdelhak Khiyam affirme qu'au cours des interrogatoires, "elles se sont montrées fières, car elles croyaient qu’elles allaient marquer l’histoire par leur action".

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