Maroc

Ce qu'il faut retenir de la visite d'Abdelouafi Laftit à Al Hoceima

Abdelouafi Laftit. Crédit: MAP
Ce qu'il faut retenir de la visite d'Abdelouafi Laftit à Al Hoceima
avril 11
12:24 2017
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Le nouveau ministre de l’Intérieur a rencontré les élus locaux de la province d'Al Hoceima le 10 avril. Retour en trois points sur son premier déplacement sensible depuis sa nomination.

1- Rassurer sur le retard accusé dans la mise en oeuvre du plan de développement

Le Plan de développement d'Al Hoceima, doté d'une enveloppe de 6,5 milliards de dirhams, accuse du retard. C'était un des points importants inscrits à l'ordre du jour de la rencontre du ministre de l'Intérieur avec les représentants des citoyens d'Al Hoceima. À ce sujet, Abdelouafi Laftit se veut rassurant. Il assure que "les différents intervenants déploient des efforts importants en vue de respecter les délais prévus pour la concrétisation desdits projets".

Depuis le lancement en octobre 2015 de ce plan ambitieux, seuls 10 projets ont été réalisés pour un investissement total de 178 millions de dirhams. Dix autres projets sont en cours de réalisation pour un montant de 146 millions de dirhams. "Les projets restants seront entamés vers le milieu de l'année en cours, juste après le parachèvement des dispositions préliminaires concernant chaque projet", précise le ministre de l'Intérieur.

Lire aussi : Sur fond de revendications sociales, Al Hoceima attend son plan de développement

2- Dénoncer une instrumentalisation des manifestations (sans préciser par qui)

Abdelouafi Laftit s'est exprimé sur la vague de protestations qui rythme le quotidien des habitants d’Al Hoceima depuis la mort tragique de Mouhcine Fikri, marchand de poisson broyé par une benne à ordures. Sans toutefois désigner des responsables, il a affirmé que "certains éléments et parties œuvrent à exploiter les mouvements de protestation qu'a connus la région dans le but d'alimenter des situations de tension sociale et politique". Selon lui, "ces parties" sont "encadrées politiquement à travers la promotion de plusieurs slogans à caractère politique extrémiste et d'un discours de la haine à l'encontre des institutions, dans une tentative vaine d'obtenir un soutien populaire inespéré auprès d'une population animée de patriotisme".

3- Le slogan "non à la militarisation "

Au sujet du slogan "non à la militarisation" largement répandu dans les rangs des manifestants, et qui fait référence à un dahir de 1958 définissant Al Hoceima comme une zone militaire, le ministre remet les pendules à l'heure.  Il explique qu'Al Hoceima est, "à l'instar des autres provinces du royaume régies par les dispositions du dahir de 1959". Ce texte attribue à Al Hoceima le même statut que les autres provinces du pays.

Lire aussi : Al Hoceima: #Lalilaskara ou la construction d’un mythe

Comment Laftit compte-t-il apaiser les tensions? Pour l'heure, il a appelé les autorités territoriales "à adopter le dialogue (...) pour interagir avec les citoyens, et à être à l'écoute des besoins sociaux de la population". Il a également invité les acteurs politiques de la région "à encadrer les citoyens, à renforcer leur participation dans la vie nationale et à former des cadres compétents en mesure d'honorer les engagements électoraux".

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