Textile : et si les industriels chinois tissaient l’avenir du Made in Morocco ?

Tensions commerciales, réorganisation des chaînes d’approvisionnement, quête de compétitivité… Dans ce grand basculement géoéconomique mondial, la plateforme textile marocaine attire les géants asiatiques en quête de relais industriels fiables. Mais à mesure que l’intérêt grandit, les partenaires historiques du Royaume pourraient voir d’un mauvais œil cette dynamique… et chercher à en freiner l’élan. Décryptage.

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Une usine de textile à Tanger, en mars 2018. Crédit: Fadel Senna / AFP

A Fès et à Skhirat, le projet de Sunrise devrait bientôt voir le jour, ouvrant la voie à l’un des plus grands chantiers textiles jamais engagés au Maroc. Le géant chinois prévoit d’y ériger deux grandes usines pour un investissement total de 2,3 milliards de dirhams. À terme, 7000 emplois directs et 1500 indirects devraient être créés.

Le géant chinois Sunrise prévoit deux grandes usines au Maroc pour un investissement total de 2,3 milliards de dirhams.

Pour les professionnels du secteur, ce n’est pas un simple coup d’éclat, mais le signe d’un réalignement stratégique plus large des groupes asiatiques. “Ce n’est qu’un début”, confie à TelQuel un directeur de projet au sein d’un cabinet de conseil basé à Casablanca, chargé de l’accompagnement d’investisseurs chinois. “Nous recevons des délégations chinoises quasiment chaque mois, avec un intérêt croissant pour plusieurs secteurs, dont le textile. Nous accompagnons déjà deux clients qui étudient sérieusement leur implantation au Maroc”, poursuit-il.

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