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Affaire du communiqué royal: Nouzha Skalli désavoue Nabil Benabdellah

Crédit : AFP
Affaire du communiqué royal: Nouzha Skalli désavoue Nabil Benabdellah
septembre 15
11:25 2016
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Nouzha Skalli affiche sa divergence avec le bureau politique de son parti, qui a pris la défense de Nabil Benabdellah, critiqué par le cabinet royal.

La députée du Parti du progrès et du socialisme (PPS) à la chambre des représentants et ancienne ministre, Nouzha Skalli, a été le 14 septembre l'invitée du JT de la deuxième chaîne 2M. Elle y a exprimé une position qui se démarque de celle du bureau politique de son parti, qui s'est montré solidaire avec le secrétaire général Nabil Benabdellah, accusé d'avoir attaqué dans une interview avec un hebdomadaire arabophone le conseiller royal Fouad Ali El Himma.

Lire aussi: Un communiqué du cabinet royal accuse Benabdellah de cibler El Himma

Nouzha Skalli s'est, pour sa part, « félicitée de l'appréciation politique du communiqué royal » qui n'est pas « seulement adressé à Nabil Benabdellah, mais à toute la classe politique ». Tout en déclarant « comprendre » l'alliance avec le PJD en 2011 dans le contexte du printemps arabe et l'adoption d'une nouvelle constitution, elle a estimé qu’« il ne faut pas actuellement donner un chèque en blanc au PJD ». Elle déplore le fait que le PPS et le PJD ne soient d'accord que sur une seule chose : « Combattre le “tahakoum” (l'autoritarisme) » alors que les divergences sur le projet de société persistent. Et de citer la mise en œuvre de la parité et de l'égalité, et plus généralement les droits des femmes, comme sujet de désaccord. La députée, qui s'était présentée face à Benabdellah lors du congrès du PPS en 2014, affiche également sa distance avec les critiques contre le PAM : « Le régime marocain est bâti sur la diversité et l'interdiction du parti unique. Il ne nous est permis d'écarter aucun parti » a-t-elle tranché.

Mme Skalli a estimé que le PPS a consenti « d'énormes sacrifices pour préserver son indépendance décisionnelle. De la même manière, le PPS n'accepte pas d'être la succursale d'aucun groupe ni d'aucun parti ». Une référence implicite au PJD, dont s'est beaucoup rapproché Benabdellah, jusqu'à épouser la rhétorique “anti-tahakoum” d'Abdelilah Benkirane.

 

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