Samir Benmakhlouf : “Nous préparons nos élèves au monde de demain”

Avec son approche axée sur la technologie, l’entrepreneuriat et l’ouverture internationale, London Academy entend former des élèves prêts à relever les défis de demain. Son fondateur, Samir Benmakhlouf, revient sur les choix pédagogiques qui fondent cette vision.

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London Academy revendique une approche ancrée dans son temps. Sur quels principes repose votre pédagogie ?
Notre ambition est simple : préparer nos élèves au monde qui les attend, pas à celui d’hier. Nous suivons le programme britannique, reconnu à la fois par le ministère de l’Éducation du Royaume-Uni et les autorités marocaines, ce qui nous permet de proposer un enseignement rigoureux et évolutif. Très tôt, dès l’âge de 6 ans, les enfants utilisent une tablette sécurisée, encadrée par l’école. Dès le primaire, ils bénéficient de trois à cinq heures par semaine de cours de technologie, où ils apprennent le codage, l’intelligence artificielle ou l’Internet des objets. 

Vous avez aussi intégré une dimension économique et entrepreneuriale dès le collège…
Oui, dès la première année du collège, nos élèves reçoivent des cours de business, de finance et d’entrepreneuriat. Ils apprennent à comprendre les mécanismes du marché, simuler des achats d’actions et lire les tendances boursières. C’est une manière de leur faire découvrir des univers qu’ils ne croiseraient pas autrement à cet âge, et aussi de les aider à mieux se connaître. En leur donnant un avant-goût de plusieurs domaines, on leur permet d’identifier ce qui les passionne.

Quelles perspectives s’offrent à vos diplômés, au Maroc ou à l’international ?
Tous nos examens officiels sont envoyés et corrigés en Angleterre, ce qui garantit un niveau académique reconnu à l’échelle internationale. Nos élèves sont évalués selon des standards globaux, ce qui explique leur admission dans des universités prestigieuses comme Oxford, Columbia ou Sheffield — l’un d’eux a même décroché une bourse complète à Columbia University. 20 % de nos diplômés choisissent aussi de poursuivre leurs études au Maroc. Grâce à l’accord bilatéral entre le Maroc et le Royaume-Uni, le baccalauréat britannique est automatiquement reconnu par le ministère marocain de l’Éducation, leur permettant d’accéder aux universités marocaines sans examens supplémentaires, hormis les concours classiques.

Vous développez aussi de nouvelles passerelles vers l’enseignement supérieur. De quoi s’agit-il ?
Nous finalisons un partenariat stratégique avec l’University of Huddersfield pour ouvrir un programme post-bac au sein de London Academy. Les étudiants effectueront deux années préparatoires au Maroc, puis poursuivront leur troisième année en Angleterre. Le diplôme final sera britannique, identique à celui obtenu par un étudiant ayant suivi l’intégralité de son cursus au Royaume-Uni.
Ce programme vise à offrir une alternative plus accessible — financièrement et logistiquement — aux étudiants souhaitant une formation internationale, sans quitter le Maroc dès la première année. Il sera aussi ouvert aux titulaires d’un bac marocain, sous réserve d’un test d’admission.