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Mondial U20 : le Maroc champion, le monde s'incline

Santiago, 19 octobre 2025. En battant l'Argentine (2-0), les Lionceaux de Mohamed Ouahbi décrochent la première Coupe du monde U20 de l'histoire du Maroc — et d'une nation arabe. Un exploit historique salué par la presse mondiale.

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Une épopée maîtrisée

Le parcours marocain au Chili a pris la forme d’un crescendo. Placés dans un “groupe de la mort” avec le Brésil, l’Espagne et le Mexique, les Lionceaux ont d’abord surpris la planète football en s’imposant face aux deux premières nations citées, respectivement 2-0 et 2-1. Maîtrise tactique, discipline, efficacité : le Maroc a donné une leçon de réalisme.

En huitième, ils ont écarté la Corée du Sud (2-1) avant de dominer les États-Unis (3-1) en quart de finale, dans une prestation collective d’une maturité impressionnante.

En demi-finale, le Maroc a retrouvé la France dans un remake en miniature du Qatar 2022. Mais cette fois-ci, les Lionceaux se sont imposés aux tirs au but après un match haletant (1-1, 4-3 t.a.b.).

Et puis la finale, face à l’Argentine sextuple championne du monde. Une rencontre durant laquelle le Maroc, loin de subir, a parfaitement géré ses efforts. Avec un coup franc magistral de Zabiri, puis un second but plein de sang-froid. Le rêve est devenu réalité.

 

Le monde s’incline

La presse internationale n’a pas tardé à saluer la portée du triomphe. Reuters a évoqué une “victoire historique qui redessine la carte du football mondial”, tandis qu’ESPN titrait : “Morocco shocks Argentina to win U20 World Cup”, soulignant “le calme et la rigueur d’une équipe qui joue déjà comme une grande”. En France, L’Équipe a consacré sa une du 20 octobre à “la grande première du Maroc”, notant qu’après sa demi-finale au Mondial 2022, le Royaume confirme son ascension.

Dans le monde arabe, beIN Sports MENA a célébré “le premier sacre d’un pays arabe dans l’histoire du tournoi” et mis en avant la maîtrise tactique de Mohamed Ouahbi, “architecte d’une génération dorée formée dans la durée”.

L’agence espagnole EFE décrit le Maroc comme “la révélation absolue du tournoi, un champion discipliné qui a imposé sa loi à une école historique”.

L’Argentine salue le vainqueur

Le prestigieux La Nación analyse la défaite en des termes lucides : “L’Argentine a perdu, mais a rencontré un adversaire plus prêt, plus structuré et mentalement solide”

En Argentine, les journaux ont également salué le mérite marocain. Le quotidien sportif Olé titre sobrement : “Fin del sueño argentino : Marruecos campeón del mundo sub-20” (La fin du rêve argentin, le Maroc champion du Monde U20) évoquant “une équipe marocaine bien organisée et supérieure dans les moments clés”.

Le prestigieux La Nación analyse la défaite en des termes lucides : “L’Argentine a perdu, mais a rencontré un adversaire plus prêt, plus structuré et mentalement solide.” Dans un pays habitué aux triomphes en série dans cette catégorie, le respect affiché envers les Lionceaux illustre la portée universelle du succès marocain.

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L’Afrique savoure

Sur le continent, la fierté est partagée. Les médias africains mettent en lumière l’impact de l’Académie Mohammed VI, pépinière d’une grande partie de l’effectif.

Africanews a diffusé des images de liesse à Rabat et Casablanca, avec des milliers de supporters célébrant un exploit qui dépasse le sport. Le site évoque une “victoire continentale” (la seconde pour l’Afrique, après celle du Ghana en 2009) et un “tournant symbolique pour toute l’Afrique du Nord”.

Les chaînes nigérianes et ivoiriennes, notamment SuperSport et Canal+ Afrique, ont également salué “un sacre qui rehausse le standing de tout le football africain”.

Les visages d’une génération

Les projecteurs se braquent désormais sur les héros du tournoi. Othmane Maamma, formé à Montpellier et fraîchement transféré à Watford, a été désigné meilleur joueur du Mondial. Zabiri, quant à lui meilleur buteur, incarne ce Maroc de la nouvelle ère — discipliné, ambitieux et sûr de sa formation locale.

Dans ses pages sport, The Guardian Africa Edition souligne “le calme de Mohamed Ouahbi, un entraîneur au profil européen, qui a transformé ses jeunes en champions du monde en à peine deux ans”. Même FIFA.com a consacré un article à cette “révolution silencieuse” marocaine, saluant “la rigueur et la vision d’un projet bâti sur la formation”.

L’héritage d’un sacre

Partout, le constat est le même : ce triomphe n’est pas le fruit du hasard. De la Belgique, où Ouahbi s’est formé, aux terrains de Salé, où l’Académie Mohammed VI perfectionne depuis quinze ans le savoir-faire local, tout concourt à ce résultat. Le Maroc récolte enfin les fruits d’une politique durable, à rebours des cycles d’improvisation qui ont longtemps freiné son football.

Ce sacre mondial n’est donc pas qu’un trophée. Il est le signe d’un basculement, d’une prise de conscience collective. “Le Maroc ne découvre pas le haut niveau, il s’y installe” atteste la presse internationale.

Après l’exploit du Qatar 2022 et les performances de l’équipe A, ce titre U20 pourrait bien annoncer un nouveau cycle: celui d’un Maroc modèle, influent et maître de son destin footballistique.

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