« Former des étudiants qui soient AI-ready »

Face aux mutations du monde du travail qui s’accélèrent, ESCA Ecole de Management mise sur l’ouverture internationale, l’excellence académique et l’innovation pédagogique pour préparer ses étudiants aux défis de demain. Dr Chourouq Haisni, Directrice des Programmes et des Accréditations à ESCA présente sa vision.

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L’international est devenu un élément central dans le parcours des étudiants. Comment se traduit-il concrètement à ESCA, sur le campus comme à travers les échanges académiques ou les doubles diplomations ?

L’international est une composante essentielle dans le parcours de nos étudiants et un facteur différenciateur de leur profil. Il se manifeste à travers une double approche : nos étudiants enrichissent leurs parcours à l’étranger avec un réseau de partenaires d’excellence, combinée à une approche « at home » où ils vivent une expérience internationale localement.

Concrètement, cela se traduit par un programme intégrant la dimension géopolitique, des approches éducatives comparatives et un experiential learning ancré dans des réalités de terrain. Ces dernières d’années, nous avons renforcé nos apprentissages par des projets collaboratifs virtuels dit « COIL » avec des partenaires aux États-Unis, au Canada, en Égypte, en France, en Allemagne et en Tunisie. Ces collaborations placent nos étudiants dans la posture de consultants internationaux travaillant avec des équipes d’autres pays pour évaluer la faisabilité de projets à l’international. Les effectifs engagés dans ces modules ont atteint jusqu’à 1.200 participations cette année.

Qu’apporte aujourd’hui une expérience internationale à un futur manager, et comment ESCA accompagne-t-elle ses étudiants dans cette ouverture au monde et aux différentes cultures professionnelles ?

Dans un contexte économique d’interdépendance des marchés et une montée des tensions géopolitiques, un futur manager qui n’a pas été confronté à la complexité interculturelle démarre sa carrière avec un déficit réel.

L’expérience internationale, telle que conçue à ESCA, forge une capacité à naviguer dans l’ambiguïté, à comprendre des logiques de décision différentes et à adapter sa communication dans des contextes culturels variés. Ce sont précisément ces compétences que les recruteurs identifient comme déterminantes pour des postes à responsabilité.

Ce qui distingue l’approche de ESCA, c’est que l’international constitue une dimension structurante de la formation, en encourageant la communication interculturelle. C’est dans ces situations que se développent les réflexes d’un manager capable d’opérer au-delà de ses frontières.

ESCA s’appuie sur un réseau de partenaires académiques à l’international. Quelles opportunités ce réseau ouvre-t-il aux étudiants, tant sur le plan académique que professionnel ?

Le réseau de partenaires internationaux de ESCA compte aujourd’hui plus de 140 institutions à travers le monde. Mais le nombre n’est pas la priorité : nous avons fait le choix délibéré de privilégier la qualité sur la quantité, en étant de plus en plus sélectifs dans nos partenariats. Ces accords sont construits sur une base Win-Win qui n’exige pas le paiement de droits de scolarité supplémentaires dans l’institution d’accueil, ce qui lève un frein financier majeur à la mobilité.

Sur le plan académique, ce réseau ouvre d’abord l’accès à des environnements d’apprentissage de premier plan. Parmi les institutions partenaires figurent New York University, University of South Carolina, Singapore Management University, IPADE, NOVA School of Business and Economics, Bocconi, Erasmus University ou encore la Technical University of Munich, pour n’en citer que quelques-unes.

L’intelligence artificielle s’impose progressivement dans l’ensemble des fonctions de l’entreprise. Comment cette transformation est-elle prise en compte dans les programmes et les cours à ESCA ?

À ESCA, nous avons fait le choix de ne pas traiter l’IA comme une discipline isolée. Nous l’intégrons progressivement dans l’ensemble des parcours et des enseignements. Aujourd’hui, un étudiant en marketing doit savoir travailler avec les outils d’IA générative, un étudiant en finance doit comprendre leur utilisation dans l’analyse et l’aide à la décision, et un futur manager doit être capable d’en évaluer les risques et les opportunités.

Notre ambition est donc de former des diplômés qui soient non seulement « AI-ready », mais surtout capables de créer de la valeur dans un environnement où l’intelligence humaine et l’intelligence artificielle devront apprendre à travailler ensemble.