Vives condamnations des pays arabes des attaques iraniennes contre le Bahreïn et le Koweït

Plusieurs pays arabes, ainsi que la Ligue des États arabes, le Parlement arabe, le Conseil de coopération du Golfe (CCG) et la Ligue islamique mondiale, ont condamné mercredi les attaques iraniennes ayant visé le Bahreïn et le Koweït, réaffirmant leur soutien à toutes les mesures prises par les deux pays pour préserver leur sécurité, leur stabilité ainsi que la protection de leurs citoyens et des résidents sur leurs territoires.

Par

AFP

Dans un communiqué, le CCG a condamné « avec la plus grande fermeté » les attaques iraniennes contre Bahreïn et le Koweït, estimant qu’elles traduisent « la poursuite par l’Iran d’une politique visant à compromettre les efforts régionaux et internationaux en faveur de la sécurité, de la paix et du règlement de la crise ».

Le secrétaire général du CCG, Jasem Mohamed Al Budaiwi, a affirmé que ces attaques constituent « une agression flagrante », une violation de la souveraineté des deux États, une menace directe pour leur sécurité et celle de leurs citoyens et résidents, ainsi qu’une violation grave du droit international et de la Charte des Nations unies.

Il a réitéré la pleine solidarité du CCG avec le Bahreïn et le Koweït, ainsi que son soutien à toutes les mesures prises par les deux pays pour préserver leur sécurité et leur stabilité et protéger leurs citoyens ainsi que les résidents sur leurs territoires.

La Jordanie a, pour sa part, condamné les « agressions iraniennes odieuses » contre le Koweït, les qualifiant de violation flagrante du droit international.

Dans un communiqué, le ministère jordanien des Affaires étrangères a dénoncé une atteinte à la souveraineté, à la sécurité et à l’intégrité territoriale du Koweït, tout en réaffirmant le soutien total d’Amman aux mesures prises par les autorités koweïtiennes.

Le Liban a également condamné « avec la plus grande fermeté » les attaques iraniennes visant le Qatar, l’Arabie saoudite, le Koweït et Bahreïn. Le ministère libanais des Affaires étrangères a exprimé sa pleine solidarité avec ces pays et son appui à la déclaration du secrétaire général du CCG, estimant que ces actes constituent une atteinte grave à la souveraineté des États, à la sécurité de la navigation maritime internationale et aux approvisionnements mondiaux en énergie.

Le Qatar a pour sa part condamné les attaques iraniennes répétées contre Bahreïn et le Koweït, les qualifiant de violation flagrante de la souveraineté des deux pays et du droit international. Doha a appelé à éviter une nouvelle escalade, à privilégier le dialogue et la diplomatie et à poursuivre les efforts de désescalade, tout en réaffirmant son soutien total à Bahreïn et au Koweït.

Les Émirats arabes unis ont dénoncé « avec la plus grande fermeté » le renouvellement des attaques iraniennes menées au moyen de missiles et de drones contre Bahreïn et le Koweït, les qualifiant de violation flagrante de leur souveraineté et de menace pour leur sécurité et leur stabilité. Abou Dhabi a renouvelé son entière solidarité avec les deux pays.

La Palestine a condamné les « agressions iraniennes répétées » contre Bahreïn et le Koweït, estimant qu’elles constituent une escalade dangereuse susceptible de menacer la sécurité et la stabilité de la région. Le ministère palestinien des Affaires étrangères a réaffirmé son soutien aux mesures légitimes prises par les deux États pour préserver leur souveraineté et leur sécurité.

à lire aussi

L’Égypte a condamné « avec la plus grande fermeté » les attaques iraniennes contre le Koweït et Bahreïn, les qualifiant de violation flagrante de leur souveraineté, de menace sérieuse pour la sécurité et la stabilité de la région du Golfe et d’escalade inacceptable. Le Caire a réaffirmé son rejet de tout acte portant atteinte à la souveraineté des États arabes, tout en appelant à la retenue et à la désescalade.

L’Arabie saoudite a également condamné la répétition des « agressions iraniennes odieuses » contre le Koweït et Bahreïn, estimant qu’elles constituent une violation de la souveraineté des États et du droit international. Riyad a tenu l’Iran pour responsable des conséquences de la poursuite de ces attaques et a exigé leur arrêt immédiat.

Le président du Parlement arabe, Mohamed Ben Ahmed Al Yamahi, a dénoncé des attaques qui constituent, selon lui, une violation de la souveraineté des États et une menace pour la sécurité de la région du Golfe, soulignant que toute atteinte à la souveraineté d’un État arabe représente une menace pour la sécurité nationale arabe.

Le secrétaire général de la Ligue des États arabes, Nabil Fahmy, a renouvelé sa condamnation des attaques iraniennes visant des territoires et intérêts de plusieurs pays arabes, citant notamment les attaques contre le superpétrolier saoudien Al-Widyan, le méthanier qatari Al-Rakiyat, ainsi que les attaques répétées contre le Koweït et Bahreïn au moyen de missiles et de drones.

(avec MAP)