CGEM. La faillite Mezouar

La CGEM a mis 70 ans à se construire, combien de temps suffira-t-il à la détruire ? Élu président de la confédération il y a huit mois, Salaheddine Mezouar inquiète les patrons, qui, déjà préoccupés par la situation économique du pays, ne sentent plus leurs intérêts défendus par un chef qui peine à se défaire de ses réflexes politiques pour endosser son costume d’homme d’affaires.

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Le moral des patrons n’était déjà pas au meilleur de sa forme. Selon une note de conjoncture de la CGEM, au troisième trimestre 2018, seuls 14% des chefs d’entreprises marocains avaient en effet une opinion positive de l’état économique du pays. Contagieuse ou pas, la sinistrose a gagné les patrons. Or, l’état de la CGEM, censée défendre leurs intérêts et organiser les métiers, n’est pas pour les rassurer. “Y a-t-il un pilote dans l’avion ?”, interroge un membre de la confédération. Salaheddine Mezouar, élu en mai dernier à la présidence du patronat, s’est bien bel et bien installé dans le cockpit, mais cherche encore son cap. Après une longue carrière politique qui l’a mené à la tête…

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